đź“° News du 22/05/2026

🗞️ Actualité

HugoDécrypte
PFAS : L'État attaqué en Justice
Les associations Générations Futures, Notre Affaire à Tous et BLOOM poursuivent l'État français en justice pour ne pas avoir protégé efficacement la population contre les PFAS, des polluants éternels. Ces substances chimiques créées dans les années 1940 sont utilisées massivement dans des produits variés comme les poêles anti-adhésives, emballages alimentaires, cosmétiques et vêtements. Elles se dégradent extrêmement lentement et présentent des risques importants pour la santé, notamment cancérogènes, troubles hormonaux, diabète et endométriose. Les associations reprochent à l'État de connaître ces risques depuis 2008 grâce à des rapports publics, sans avoir pris les mesures nécessaires. L'alimentation constitue aujourd'hui la principale source d'exposition pour la population, les PFAS contaminant l'eau, les sols, les cultures et les animaux d'élevage.

🔍 Décryptage : PFAS : L'État attaqué en Justice Les faits ➡️ Les PFAS sont des substances chimiques créées dans les années 1940. Elles rendent les matériaux résistants à l'eau, aux graisses, aux fortes températures ou encore aux taches. Elles ont donc été massivement utilisées dans des produits très variés : poêles anti-adhésives en Téflon, emballages alimentaires, cosmétiques, vêtements, appareils électroniques… Problème : ces substances se dégradent extrêmement lentement dans l'environnement, d'où leur surnom de "polluants éternels". Et surtout, elles présentent des risques importants pour la santé. En 2023, le Centre international de recherche sur le cancer a classé 2 types de PFAS comme "cancérogènes certains" ou "cancérogènes possibles" pour l'humain. 🏥 De nombreuses études évoquent aussi des liens avec un faible poids à la naissance, l'obésité, des troubles hormonaux, le diabète, l'endométriose ou encore une diminution de la réponse immunitaire aux vaccins. Les travailleurs des usines produisant ces substances sont particulièrement exposés, mais selon l'autorité sanitaire européenne des aliments, l'alimentation constitue aujourd'hui la principale source d'exposition pour la population. Les PFAS contaminent en effet l'environnement : les usines qui les fabriquent ou les utilisent rejettent ces substances dans l'eau et les sols. Ensuite, elles se retrouvent dans les cultures, les animaux d'élevage ou les poissons issus de zones polluées. Certains emballages alimentaires peuvent aussi transférer des PFAS directement dans les aliments. Pourquoi l'État est-il poursuivi ? Les associations estiment qu'il connaissait les risques depuis longtemps : des rapports publics alertaient déjà sur les dangers des PFAS dès 2008.

Hypertextes - The Friday memo
L'acquisition controversée du podcast All-In par OpenAI
OpenAI vient d'acquérir le podcast All-In pour environ 200 millions de dollars, un montant jugé excessif par de nombreux observateurs. Ce podcast tech animé par quatre investisseurs de la Silicon Valley, dont Chamath Palihapitiya et David Sacks, génère pourtant des revenus publicitaires estimés entre 10 et 15 millions de dollars par an. La transaction soulève des questions sur la stratégie d'OpenAI, d'autant que David Sacks vient d'être nommé "AI & Crypto Czar" par Donald Trump, créant un potentiel conflit d'intérêts. L'opération illustre la volonté d'OpenAI de contrôler des canaux d'influence médiatique dans la tech, malgré un prix d'achat qui paraît difficilement justifiable économiquement.

OpenAI vient de dépenser environ 200 millions de dollars pour acquérir All-In, le podcast tech animé par quatre investisseurs de la Silicon Valley (Chamath Palihapitiya, Jason Calacanis, David Friedberg et David Sacks). Un montant qui a fait bondir beaucoup d'observateurs : le podcast génère environ 10-15 millions de dollars de revenus publicitaires par an. Difficile de justifier un tel prix, même en intégrant la croissance potentielle. Mais OpenAI ne cherche pas forcément la rentabilité immédiate : l'entreprise veut contrôler un canal d'influence majeur dans la tech. Le timing est aussi intéressant : David Sacks vient d'être nommé "AI & Crypto Czar" par Donald Trump, ce qui crée un potentiel conflit d'intérêts assez spectaculaire.

Hypertextes - The Friday memo
Google abandonne ses lunettes connectées AR après des années d'échecs
Google met fin à son programme de lunettes de réalité augmentée après plus d'une décennie d'efforts infructueux. Le projet avait débuté avec les Google Glass en 2013, qui furent un échec commercial retentissant en raison de problèmes de vie privée et d'un positionnement inadapté. Malgré plusieurs tentatives de relance, notamment une version entreprise et un partenariat avec Focals en 2020, Google n'a jamais réussi à créer un produit viable. L'abandon intervient alors que Meta continue d'investir massivement dans ses propres lunettes connectées, montrant que Google préfère se retirer d'un marché où il n'arrive pas à trouver sa place.

Google abandonne définitivement ses lunettes de réalité augmentée. Le projet traînait depuis des années : les premières Google Glass avaient été lancées en 2013, avant d'être retirées du marché en 2015 après un échec commercial cuisant (problèmes de vie privée, positionnement raté). Google avait ensuite tenté une version entreprise, puis racheté Focals en 2020 pour relancer le projet grand public. Mais rien n'a fonctionné. L'entreprise a finalement décidé de couper les ponts. C'est d'autant plus notable que Meta continue d'investir massivement dans ses propres lunettes connectées (Ray-Ban Meta).

Hypertextes - The Friday memo
Le retour inattendu de Jack Dorsey chez Bluesky
Jack Dorsey effectue un retour surprise sur Bluesky, le réseau social qu'il avait pourtant quitté avec fracas en mai 2024. À l'époque, il avait supprimé son compte et critiqué publiquement la modération de la plateforme, préférant promouvoir Nostr, un protocole décentralisé. Son retour est d'autant plus surprenant qu'il n'a fourni aucune explication et que Bluesky n'a pas fondamentalement changé sa politique de modération depuis son départ. Cette volte-face illustre l'imprévisibilité des positions de Dorsey sur les questions de modération et de décentralisation des réseaux sociaux. Le silence de Dorsey sur les raisons de son retour ne fait qu'alimenter les spéculations sur ses motivations réelles.

Jack Dorsey est de retour sur Bluesky. C'est assez surprenant : il avait quitté la plateforme en mai 2024 en supprimant son compte et en critiquant publiquement la modération (trop stricte à son goût). Il s'était ensuite concentré sur Nostr, un protocole décentralisé qu'il juge plus aligné avec ses principes. Mais le voilà de retour, sans explication. Bluesky n'a pas vraiment changé sa politique de modération depuis, donc difficile de comprendre ce qui a motivé ce revirement. Dorsey reste imprévisible.

Hypertextes - The Friday memo
La désillusion des créateurs face aux revenus de TikTok Shop
De nombreux créateurs de contenu expriment leur frustration face aux faibles revenus générés par TikTok Shop, la plateforme de commerce intégré de l'application. Malgré des vidéos générant des millions de vues et des centaines de ventes, les commissions versées restent dérisoires, parfois seulement quelques dizaines de dollars pour des performances importantes. Le système de commissionnement de TikTok, qui varie entre 5% et 20% selon les catégories de produits, s'avère peu rémunérateur pour les créateurs qui y investissent du temps. Cette situation met en lumière le décalage entre les promesses de monétisation de TikTok et la réalité économique vécue par les influenceurs. Le mécontentement grandissant pourrait pousser certains créateurs à se tourner vers d'autres plateformes offrant de meilleurs revenus.

Des créateurs commencent à exprimer leur frustration face aux revenus de TikTok Shop. Le système de commissionnement est assez opaque, mais beaucoup rapportent des gains très faibles : quelques dizaines de dollars pour des vidéos qui génèrent des millions de vues et des centaines de ventes. TikTok prend une commission sur chaque vente (entre 5% et 20% selon les catégories), mais les créateurs touchent souvent une fraction minuscule. C'est un problème pour TikTok, qui mise énormément sur le commerce pour diversifier ses revenus. Si les créateurs ne gagnent pas assez, ils vont arrêter de promouvoir des produits.

Hypertextes - The Friday memo
Apple contraint de modifier son App Store en Europe face aux pressions réglementaires
Apple va devoir assouplir significativement les règles de son App Store en Europe pour se conformer au Digital Markets Act. La firme de Cupertino devra notamment autoriser les développeurs à rediriger les utilisateurs vers des systèmes de paiement externes, sans pouvoir prélever sa commission habituelle de 30%. Cette décision marque une victoire importante pour les développeurs et les régulateurs européens qui dénoncent depuis longtemps les pratiques anticoncurrentielles d'Apple. Le changement ne concernera que l'Europe dans un premier temps, mais pourrait créer un précédent pour d'autres régions. Apple résiste encore sur certains points mais la pression réglementaire ne cesse de s'intensifier, forçant progressivement l'entreprise à revoir son modèle économique basé sur le contrôle strict de son écosystème.

Apple va devoir modifier les règles de l'App Store en Europe. La Commission européenne a menacé l'entreprise de lourdes amendes si elle ne se conforme pas au Digital Markets Act (DMA). Concrètement, Apple devra autoriser les développeurs à rediriger les utilisateurs vers des systèmes de paiement externes, sans prélever de commission. C'est une victoire importante pour les développeurs, qui se plaignent depuis des années des 30% qu'Apple prélève sur chaque transaction. Reste à voir si Apple va vraiment jouer le jeu ou trouver d'autres moyens de maintenir son contrôle. Pour l'instant, ces changements ne concernent que l'Europe, mais ça pourrait créer un précédent.

Hypertextes - The Friday memo
Les limites du modèle économique de Substack face à la concurrence
Substack commence à montrer des signes de fragilité économique malgré son succès apparent auprès des créateurs de newsletters. La plateforme peine à atteindre la rentabilité alors que ses concurrents comme beehiiv et Ghost grignotent progressivement des parts de marché en offrant de meilleures fonctionnalités techniques. Le modèle de Substack, qui prélève 10% des revenus des créateurs, est remis en question car il ne génère pas suffisamment de revenus pour couvrir les coûts de la plateforme. Plusieurs créateurs à succès commencent à migrer vers d'autres solutions, attirés par de meilleures marges et plus de contrôle sur leur audience. La question se pose de savoir si Substack pourra maintenir sa position dominante sans augmenter ses tarifs ou sans attirer davantage de créateurs générant des revenus importants.

Substack peine à atteindre la rentabilité. La plateforme de newsletters a beau être populaire auprès de nombreux créateurs, elle ne génère pas encore assez de revenus pour couvrir ses coûts. Le modèle économique repose sur une commission de 10% sur les abonnements payants, ce qui limite les marges. En parallèle, des concurrents comme beehiiv ou Ghost grignotent des parts de marché en proposant de meilleures fonctionnalités (notamment en termes de monétisation et d'analytics). Plusieurs créateurs importants ont récemment quitté Substack pour des solutions alternatives. La question est de savoir si Substack va devoir augmenter ses tarifs ou trouver d'autres sources de revenus.

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Jérôme Marin / Cafétech
Google veut rattraper OpenAI et Anthropic sur les outils de code
Google a dévoilé la dernière version de Gemini lors de sa conférence I/O, mettant l'accent sur ses performances en génération de code pour rivaliser avec OpenAI et Anthropic. Les outils de programmation sont devenus le nouveau moteur de croissance du secteur, avec Claude Code d'Anthropic dépassant un milliard de dollars de revenus en seulement six mois. Pour combler son retard, Google a racheté Windsurf pour 2,4 milliards de dollars et créé une nouvelle équipe au sein de DeepMind. Le géant a également présenté une barre de recherche réinventée intégrant davantage l'IA, permettant des requêtes plus complexes et la création d'agents de recherche. Malgré ces avancées, Google reste en retrait face à ses concurrents qui disposent de plateformes unifiées dédiées au code.

Google veut rattraper OpenAI et Anthropic sur les outils de code

Dans l'intelligence artificielle générative, les choses vont vite, très vite. Fin novembre, beaucoup estimaient que Google avait non seulement comblé son retard sur OpenAI, mais qu'il avait même pris l'avantage sur le concepteur de ChatGPT, suite au lancement de la troisième version de son grand modèle de langage Gemini . À peine six mois plus tard, le géant de Mountain View doit désormais démontrer qu'il n'est pas de nouveau distancé, notamment sur le terrain des outils de génération de code informatique, devenu le nouveau champ de bataille des grands acteurs du secteur.

En dévoilant mardi, en ouverture de sa grande conférence annuelle I/O, la dernière version de Gemini, Google a insisté sur ses performances en matière de code, annoncées comme comparables à celles des outils proposés par Anthropic et OpenAI. Le moteur de recherche a également présenté de nouvelles fonctionnalités dédiées au déploiement d'agents d'IA, capables d'automatiser un nombre croissant de tâches, ainsi qu'une plateforme similaire à OpenClaw, un agent personnel capable de tourner en continu – dont le fondateur a été débauché en février par OpenAI .

Succès des outils de code

Ces annonces symbolisent les nouvelles priorités du marché. Au-delà des chatbots grand public ou des assistants déployés dans les entreprises, les outils de programmation constituent désormais le véritable moteur de croissance. Lancé l'an passé, Claude Code d'Anthropic a connu une ascension fulgurante , dépassant un milliard de dollars de revenus annualisés en seulement six mois – du jamais vu. En février, son chiffre d'affaires s'élevait à 2,5 milliards. Il est probablement aujourd'hui bien supérieur. Dans son sillage, OpenAI revendique aussi une forte adoption de son outil Codex.

Face à cette déferlante, Google reste en retrait. Non seulement les précédentes versions de Gemini ne tenaient pas la comparaison, mais le groupe souffre également de l'absence d'une plateforme unifiée dédiée au code. Si le premier point faible semble avoir été résolu, le second demeure. Pour rattraper son retard, Google a notamment dépensé 2,4 milliards de dollars l'an passé pour racheter Windsurf, une start-up spécialisée dans le domaine, un temps convoitée par OpenAI. En interne, une nouvelle équipe a aussi été mise en place au sein de son laboratoire DeepMind.

Barre de recherche "réinventée"

Parallèlement, Google a dévoilé une intégration encore plus poussée de l'IA au sein de son moteur. Cela passe notamment par une "réinvention" de la barre de recherche, qui se rapproche de plus en plus de l'interface d'un chatbot. Celle-ci permettra de formuler des requêtes plus longues et d'ajouter des documents ou des photos. Il sera par ailleurs possible de poser des questions de suivi directement depuis la page des résultats. Et aussi de créer des "agents de recherche", capables de scruter en continu le web pour envoyer des notifications en fonction des informations trouvées.

Pris de court par le spectaculaire succès de ChatGPT, Google a pris son temps pour ajouter de l'IA à son produit phare. Il y a deux ans, le moteur a d'abord intégré des réponses générées par Gemini au-dessus des traditionnels liens. L'an passé, il a ajouté un onglet permettant d'ouvrir une interface conversationnelle . Malgré l'émergence de nouveaux canaux d'accès à l'information, l'IA n'a pas encore eu d'impact négatif sur les recettes publicitaires issues des liens sponsorisés. Mais Google n'a pas encore détaillé comment il compte compenser, à terme, la baisse inéluctable du nombre de clics.

Jérôme Marin / Cafétech
SpaceX va entrer en Bourse pour financer ses data centers spatiaux
SpaceX a officialisé son introduction en Bourse prévue pour le 12 juin, ce qui pourrait devenir la plus importante opération de ce type de l'histoire. L'entreprise d'Elon Musk espère récolter 75 milliards de dollars lors de cette opération record. Les fonds levés serviront notamment à financer le déploiement de data centers dans l'espace destinés à entraîner et faire tourner des modèles d'intelligence artificielle générative. Cette levée de fonds représenterait un montant sans précédent à Wall Street.

SpaceX va entrer en Bourse pour financer ses data centers spatiaux

Ce devrait être la plus importante introduction en Bourse de l'histoire. Mercredi soir, SpaceX a officialisé sa prochaine arrivée à Wall Street, probablement le 12 juin. L'opération pourrait lui permettre de récolter 75 milliards de dollars, destinés notamment à financer le déploiement de data centers dans l'espace pour y entraîner et faire tourner des modèles d'intelligence artificielle générative. Ce montant représenterait de très loin un record, tout comme la ca

🎭 Loisirs

Karine It Paris
Médias d'influence : entre bataille idéologique et dérives militantes
L'auteure établit un parallèle entre l'affaire Patrick Bruel et le conflit Canal Plus/collectif "Zapper Boloré" pour dénoncer le battage médiatique ambiant. Elle constate un glissement idéologique des médias, tant à droite qu'à gauche, citant le groupe Bolloré d'un côté et les médias de Pigasse de l'autre. Si la ligne éditoriale assumée de certains journaux n'est pas choquante, elle s'inquiète que des médias de référence deviennent militants et prennent parti. Elle appelle à surveiller les dérives des deux extrêmes, estimant qu'aucun n'est meilleur que l'autre et qu'on ne combat pas le RN en encourageant LFI. Concernant Patrick Bruel, elle préconise de laisser la justice faire son travail tout en rappelant que la parole des femmes et des enfants ne doit jamais être mise en doute.

Quel rapport y a-t-il entre les accusations de viol et d'agressions sexuelles contre Patrick Bruel et la bataille qui oppose Canal Plus et les signataires du collectif "Zapper Boloré" ? Rien, si ce n'est le battage médiatique, les arguments incontestables, et la violence des propos. Si on s'inquiète, peut-être de façon prématurée mais légitime, d'un dérapage à droite de Canal Plus, entité du groupe Bolloré, comment ne pas être troublé par le glissement très à gauche, et revendiqué, des médias de Pigasse ? On critique les positions de CNews, c'est entendable, mais s'intéresse-t-on à ce qu'on lit dans Le Monde , les Inrocks, ou – bien pire – ce qu'on entend sur Radio Nova ? Il y a toujours eu des médias de droite et de gauche. Lorsqu'on lit Le Figaro ou Le Point , on sait où on se situe, si c'est Libé ou Médiapart , on le sait aussi. C'est assumé et ce n'est pas choquant. Mais croire qu'aujourd'hui le traitement de l'information est factuel est un leurre, une blague. Les journalistes, expriment des idées, filtrent, exposent et commentent l'actualité à leur façon. Là encore, pas de souci, à nous de décider où nous mettons nos yeux et nos oreilles. C'est plus problématique lorsque des médias de grande écoute, de référence, deviennent des médias militants, qui prennent parti au sens propre du terme. Lorsque les signataires de la tribune s'inquiètent d'une « prise de contrôle fasciste sur l'imaginaire collectif », ils prennent parti et lorsque Maxime Saada leur répond, il leur donne malheureusement raison. Lorsqu'on pose la question à Gilles Lellouche de savoir si "la France insoumise est le meilleur rempart à l'extrême droite", on prend parti. Et lorsqu'on passe son temps à parler "remplacement et immigration", on prend aussi parti. Il faut surveiller, et le cas échéant condamner, les dérives militantes de nos médias, à droite comme à gauche. Il n'y a pas un extrême meilleur qu'un autre. On ne lutte pas contre le RN en encourageant LFI. On ne vote pas pour un salaud pour barrer la route à un autre salaud. Quant à Patrick, laissons la justice enquêter, écouter, confronter, en sachant que la parole des femmes ne doit jamais être mise en doute . Ni celle des enfants d'ailleurs. Faisons-leur crédit, toujours. Mieux vaut aller trop loin que nulle part.

Karine It Paris
Calder en apesanteur Ă  la Fondation Louis Vuitton
La Fondation Louis Vuitton présente une exposition consacrée à Alexander Calder, maître du mouvement lent né en 1898 en Pennsylvanie dans une famille d'artistes. Installé à Paris en 1926, il crée le Cirque Calder avec 200 personnages en fil de fer qui le propulse dans le cercle avant-gardiste. C'est la visite de l'atelier de Mondrian en 1930 qui lui révèle l'abstraction et le conduit à créer ses célèbres mobiles, sculptures légères animées par le vent. De retour aux États-Unis en 1933 pour fuir le fascisme, il développe ensuite les stabiles, sculptures monumentales d'acier aux formes animalières. L'exposition, qui se tient jusqu'au 16 août 2026, permet d'admirer notamment deux stabiles installés sur la pelouse du Jardin d'Acclimatation.

C'est encore une exposition à rallonge que nous propose la FLV, et elle s'attaque cette fois au maître du mouvement lent, Alexander Calder . Né en 1898 en Pennsylvanie, Calder est le fils d'une peintre et d'un sculpteur. C'est donc tout naturellement qu'avant ses dix ans, le petit Alexander fabrique déjà poupées et bijoux de pacotille. En 1926, il s'installe dans un Paris bouillonnant et, passionné par l'univers du cirque, crée un ensemble de 200 personnages animés en fils de fer, bouts de chiffons et morceaux de bois. Le Cirque Calder fait sensation et Alexander intègre le cercle des artistes avant-gardistes, dont il réalise d'attachants portraits en 3D, toujours en fil de fer. Mais c'est en octobre 1930, alors qu'il visite l'atelier de Mondrian, qu'il a la révélation de l'abstraction ; il peint, puis se tourne très vite vers la sculpture. Quelques fils de fer, des écailles de tôle, un mouvement aléatoire : les mobiles de Calder sont nés. Il en imaginera des grimpants, des tournants, des astrologiques, des muraux, des petits et des immenses, avec toujours la volonté qu'ils occupent l'espace et tournent au gré du vent, lentement. Fuyant le fascisme, Calder retourne en 1933 aux États-Unis, mais garde un lien étroit avec le Vieux Continent et la France tout particulièrement ; il y installera un grand atelier après la guerre. Calder se lance alors dans la réalisation de standing mobiles , les stabiles, sculptures d'acier aux formes animalières, aux ancrages fins dépourvus de socle, dont les plus monumentales sont commandées et exposées par des institutions ou des collectivités. Calder est sans aucun doute le plus grand artiste de l'art en mouvement ; il aura dompté la force du souffle et influencé nombre de sculpteurs contemporains. En admirant les deux stabiles installés sur la pelouse verdoyante du Jardin d'Acclimatation derrière le musée, on se dit que ça a quand même une sacrée gueule. Calder. Rêver en équilibre Fondation Louis Vuitton jusqu'au 16 août 2026