🔍 Décryptage : Vers la chute de l'IA ? Les faits ➡️ Le modèle économique de l'IA repose sur une logique simple : les particuliers paient souvent via des abonnements, tandis que les entreprises sont facturées à l'usage réel, comme une consommation d'électricité . Cette consommation se mesure en "tokens", plus une requête est longue ou complexe, plus elle consomme de tokens, et donc plus elle coûte. À l'échelle industrielle, les volumes deviennent gigantesques, les IA ne servent plus seulement à répondre à des questions, mais sont intégrées dans des milliers de processus. Chaque action génère des coûts supplémentaires, comme le souligne Les Echos . 📈 Sundar Pichai, le CEO de Google, a affirmé le mois dernier que son entreprise traitait, il y a 2 ans, 9 700 milliards de tokens par mois, il y a 1 an, 480 000 milliards et désormais Google traite chaque mois, 3,2 millions de milliards de tokens. Cette explosion des tokens touche donc aussi les autres géants de l'IA. Selon The Verge , Microsoft aurait commencé à réduire certaines licences d'outils IA comme Claude Code, à cause de coûts devenant trop élevés. 📉 Chez Uber, l'IA est omniprésente (prix, trajets, développement logiciel) et environ 70 % du code validé serait généré par IA. Pourtant, l'entreprise aurait déjà épuisé en quelques mois son budget annuel 2026 dédié à ces outils, et la rentabilité de certaines utilisations resterait difficile à démontrer. Cette croissance coûte énormément aux entreprises clientes Selon plusieurs dirigeants, la consommation de tokens devient parfois difficile à justifier : plus d'IA ne signifie pas forcément plus de valeur pour le client. Le Monde parle ainsi d'un paradoxe : succès technolog
#BULLETIN DE SANTÉ Pluie de records 400 records de chaleur ont été battus ou égalés en France en une seule journée ce mardi, selon Météo France ( France info ). Plus de 33 degrés ont été relevés à Brest, Limoges et Tours - tandis que la vigilance orange canicule a été étendue à 13 départements le soir même. En gros, c'est une situation "totalement inédite pour un mois de mai", explique-t-on chez Météo France - où l'on commence d'ailleurs à manquer de superlatifs pour décrire une catastrophe qui devient la norme. Passoires à la pelle 80% des écoles primaires en France ont été construites entre les années 1950 et 1975 ( Banque des Territoires ). La moitié des lycées et des collèges datent de la même période. Bref, le parc scolaire est en passe de devenir octogénaire, et vu les températures extrêmes, l'heure n'est plus vraiment à la consultation. Concrètement, l'Éducation nationale risque de se retrouver à court de locaux décents et avec 5 milliards d'euros de rénovation annuelle nécessaires sur dix ans, il va falloir commencer à allonger la monnaie. Cerveaux qui fondent Une journée chaude fait perdre jusqu'à 15% de résultats aux examens, d'après une étude menée sur un million de lycéens américains, avec des effets qui peuvent durer… jusqu'à l'obtention du diplôme ( UCLA/Journal Of Human Resources ). Compte tenu du réchauffement climatique, rater un exam ne sera bientôt plus conditionné à un manque de révision, mais au fait de passer son épreuve entre mai et septembre. Bref,en l'absence d'un vrai plan d'action, il va falloir sérieusement penser à bouleverser le calendrier éducatif. EN CLAIR, PASSER LE BAC, ÇA DEVIENT LITTÉRALEMENT CHAUD POUR TOUT LE MONDE. Des records de chaleur dès mai, des bâtiments scolaires construits sous De Gaulle qu'on n'a pas pris le temps de rénover et une science qui confirme que la chaleur abîme durablement l'apprentissage des ados - trois signaux qui font dire qu'il y a urgence dans les salles de classe française, et laissent présager que la réussite scolaire comptera bientôt une inégalité de classe supplémentaire.
ET EN PLUS ILS ONT… fake Cannes Aux États-Unis, le média Futurism révèle que le studio Higgsfield AI a berné le Wall Street Journal en annonçant en grande pompe la présentation d'un long-métrage de 90 minutes réalisé par IA à Cannes. Sauf que le film n'a jamais été projeté dans le cadre du Festival du cinéma international… mais dans "un" cinéma de la VILLE de Cannes, loin de toute compétition. Un peu comme si vous annonciez jouer "au Stade de France" en ayant réservé un terrain de five dans le même quartier. Comme quoi, la légitimité culturelle peut tout à fait s'acquérir en posant devant un décor.
#BUZZWORD : "QUANTIQUE" ÇA VEUT DIRE QUOI ? L'informatique quantique est de retour. Elle hantait les fantasmes des tech sans qu'on sache vraiment si quand elle débarquerait dans nos vies. C'est désormais LA prochaine nouvelle technologie dans laquelle tout le monde veut investir. Pour faire simple, un ordinateur classique raisonne comme un interrupteur: il ne connait que les 0 et en les 1. L'ordinateur quantique peut être dans les deux états en même temps - et donc tester des MILLIONS de solutions en simultané. Ce n'est pas une machine plus rapide : c'est une machine qui joue selon d'autres règles . Dont une, assez inconfortable : elle peut, en théorie, casser à peu près tous les systèmes de chiffrement actuels - d'où les investissements massifs annoncés par la France et les États-Unis ces der
L'impopularité de Friedrich Merz un peu plus d'un an après son élection est abyssale. 14% des Allemands sont satisfaits des performances de leur chancelier. Même Olaf Scholz, son prédecesseur social-démocrate mal aimé, n'avait jamais atteint de tels tréfonds. Un quotidien allemand cette semaine présentait le trio européen de l'impopularité avec, aux côtés du chancelier, son homologue britannique Keir Starmer et un certain Emmanuel Macron. Les chrétiens-démocrates qui avaient en février 2025 enregistré un des pires scores de leur histoire avec 28,5% sont aujourd'hui devancés de sept points par le parti d'extrême-droite dans ce sondage pour "Bild Zeitung". La coalition au pouvoir -CDU-CSU/SPD- ne recueille plus le soutien que d'un électeur sur trois… Le gouvernement doit avant l'été présenter des réformes importantes du système social allemand (retraites, assurance dépendance, santé) et revoir l'impôt sur le revenu. "L'automne des réformes" promis l'an dernier est resté lettre morte. Les divergences de fond entre chrétiens et sociaux-démocrates sur de nombreux dossiers dont les médias rendent abondamment compte, ne permettent pas jusqu'à présent de ficeler un paquet de réformes digne de ce nom. Ces querelles incessantes nuisent un peu plus à la popularité du gouvernement. A ces facteurs politiques s'ajoutent bien sûr les difficultés économiques. L'Allemagne devait renouer cette année avec une croissance, certes modeste, mais digne de ce nom. Mais les retombées de la crise dans le Golfe réduisent à néant ces espoirs. Le moral des troupes est dans les chaussettes, avec ou sans sandales. "Quand la coalition va-t'elle trouver un compromis ?" s'interroge ce dimanche l'hebdomadaire Le magazine "Stern" a le premier abordé l'hypothèse d'un changement de chancelier. Parmi les chrétiens-démocrates, l'impopularité de Merz interroge et certains responsables auraient d'après la presse réfléchi à une telle hypothèse. La CDU n'est pas un parti monolithique contrairement à certains de ses homologues étrangers. L'aile libérale proche des milieux économiques mais aussi les conservateurs sur des sujets sociétaux notamment ont "souffert" durant le règne d'Angela Merkel. Friedrich Merz incarnait pour eux l'espoir de corriger le cours centriste du parti. Le président du parti a d'ailleurs mené une campagne défendant des réformes économiques libérales et défendu des positions plus conservatrices sur des thèmes comme l'immigration ou le droit de la nationalité. Les "Merziens" ont goûté ses accents. Mais dans un régime parlementaire avec un scrutin proportionnel débouchant sur des coalitions et des compromis, le nouveau chancelier ne pouvait que decevoir ses troupes. Les entorses à la règle d'or et les fonds hors budget de centaines de milliards adoptés au printemps 2025 dans l'urgence ont déboussolé les chrétiens-démocrates libéraux. Et une coalition avec les sociaux-démocrates implique d'avaler de nombreuses couleuvres. L'aile sociale de la CDU dont les thèses font souvent écho aux préoccupations du SPD s'irrite elle d'un agenda social de certains de leurs camarades qui remettrait trop fortement en cause des acquis sociaux. Certaines sorties impulsives dont Merz a le secret n'arrangent rien comme récemment lorsque le chancelier a estimé que la retraite de monsieur tout le monde ne constituerait plus à l'avenir qu'une base sans plus du système. Friedrich Merz retranché dans son bureau : "Non, monsieur Wüst, le chancelier ne donne pas pour l'instant l'impression de vouloir abandonner ses fonctions" L'hebdomadaire "Stern" mettait en avant Hendrik Wüst, le ministre-président chrétien-démocrate de la plus grande région allemande, la Rhénanie du Nord Westphalie comme potentiel remplaçant de Friedrich Merz.
🇨🇳 La Chine rachète l'Europe à petit prix 📌 Contexte La Chine n'envahit pas l'Europe militairement. Elle l'achète.
En 2016, la Grèce est à genoux financièrement. Elle doit vendre des actifs publics pour rembourser ses dettes.
Une entreprise d'État chinoise, Cosco, rachète 51% du port du Pirée, le plus grand port gr
SOFTBANK ANNONCE 75 MILLIARDS D'EUROS D'INVESTISSEMENTS IA EN FRANCE Le géant japonais de l'investissement technologique va investir 75 milliards d'euros dans les infrastructures liées à l'intelligence artificielle, selon son président Masayoshi Son. Une annonce spectaculaire, à la veille du sommet Choose France organisé à Versailles. SoftBank prévoit 45 milliards d'euros d'ici 2031 dans les Hauts-de-France, principalement pour construire des data centers. À terme, l'enveloppe totale atteindrait 75 milliards d'euros, ce qui en ferait l'un des plus gros investissements jamais annoncés en Europe dans les infrastructures d'IA. Jusqu'à fin 2025, la France disposait d'environ 1,5 gigawatt de capacité installée dans les centres de données. Le projet SoftBank prévoit une première phase de 3 gigawatts, puis une deuxième phase pouvant aller jusqu'à 5 gigawatts. Autrement dit, l'IA ne se résume pas aux modèles et aux logiciels : elle exige des infrastructures physiques gigantesques. Le projet sera mené avec Schneider Electric, géant français des équipements électriques et des automatismes industriels. Son directeur général parle du plus gros projet jamais réalisé en France dans ce secteur. Derrière les data centers, il faudra des systèmes électriques, du refroidissement, des composants, des réseaux, de la maintenance et toute une chaîne industrielle.
S&P MAINTIENT LA NOTE DE LA FRANCE, MAIS LA PRESSION RESTE FORTE Petit soulagement pour les finances publiques françaises. L'agence Standard & Poor's a décidé de maintenir la note souveraine de la France à A+, avec une perspective stable. Après la dégradation surprise de l'automne dernier, Paris évite donc une nouvelle sanction immédiate sur sa dette. S&P rejoint ainsi Fitch, qui avait elle aussi conservé la note française à A+ avec perspective stable. Moody's reste encore un cran au-dessus, à Aa3. Pour Bercy, cette décision permet de gagner du temps dans un contexte déjà très tendu entre guerre au Moyen-Orient, croissance molle, déficit élevé et hausse des taux d'emprunt. La France a fait un peu mieux que prévu en 2025. Le déficit public s'est finalement limité à 5,1% du PIB, contre 5,4% attendu par le gouvernement. Pour 2026, la Commission européenne estime également que le déficit pourrait rester autour de 5,1%, alors que S&P tablait auparavant sur 5,3%. Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, les taux français se sont déjà tendus. Le rendement à 10 ans est passé d'environ 3,2% avant le conflit à près de 3,6%, après avoir dépassé plusieurs fois 3,8%. Selon Bercy, cette hausse ajoute déjà environ 3,6 milliards d'euros à la charge de la dette. La guerre en Iran pèse sur l'énergie, l'inflation, la consommation et les finances publiques. L'Insee a annoncé une contraction de 0,1% du PIB au premier trimestre. Le gouvernement espérait encore 1% de croissance en 2026, mais la Commission européenne ne prévoit plus que 0,8%, et le FMI 0,7%.
LE JAPON PERD PLUS DE 3 MILLIONS D'HABITANTS EN 5 ANS Le Japon s'enfonce dans une crise démographique historique. Selon les premiers résultats du recensement, la population de l'archipel a reculé de 2,5% en cinq ans, soit la plus forte baisse depuis le lancement de cette enquête en 1920. Le pays ne compte plus que 123 millions d'habitants en 2025, soit plus de 3 millions de personnes en moins qu'en 2020. Le phénomène n'est pas nouveau, mais il accélère. Entre 2015 et 2020, la population japonaise reculait déjà. Mais la baisse observée sur les cinq dernières années est plus de trois fois supérieure. Le Japon possède aujourd'hui l'une des populations les plus âgées au monde. Le taux de fécondité est tombé à seulement 1,2 enfant par femme, très loin du seuil de renouvellement des générations, autour de 2,1. En 2025, le pays n'a enregistré que 705 809 naissances, en recul pour la dixième année consécutive. Une population qui diminue, c'est aussi une population active qui se contracte. Le Japon fait déjà face à une pénurie croissante de main-d'œuvre, qui pèse sur les entreprises, freine certains secteurs et augmente la pression sur les finances publiques. Moins d'actifs, plus de retraités : l'équation devient de plus en plus difficile pour les systèmes de