🇵🇸🇮🇱 MOYEN-ORIENT : Israël poursuit et accélère sa colonisation. La semaine dernière, plusieurs pays européens ont appelé le pays à "mettre fin à l'expansion des colonies" en Cisjordanie, un territoire palestinien. On en parle davantage en "Décryptage".
🔍 Décryptage : Israël accélère sa colonisation en Cisjordanie Les faits ➡️ La Cisjordanie est un important territoire palestinien de plus de 5 000 km², soit environ 15 fois la taille de la bande de Gaza. Elle est située au Moyen-Orient, entre Israël à l'ouest et le fleuve du Jourdain et la mer Morte à l'est. Après la création d'Israël en 1948, plusieurs guerres ont éclaté entre le nouvel État et les pays arabes voisins. En 1967, Israël prend le contrôle de la Cisjordanie. En 1993, les accords d'Oslo sont signés avec l'objectif notamment de mettre fin à l'occupation et de permettre une autonomie palestinienne. Mais dans les faits, l'occupation israélienne s'est poursuivie. 🇮🇱 Aujourd'hui, les colonies israéliennes contrôlent plus de 40 % de la Cisjordanie, selon Oxfam. Elles se traduisent notamment par la construction de logements israéliens, la confiscation de terres agricoles et la destruction d'habitations palestiniennes. Sur environ 3 millions d'habitants, plus de 500 000 colons israéliens vivent aujourd'hui en Cisjordanie, dans plus de 100 colonies, comme le rappelle Le Monde. Ces colonies et certaines routes qui les desservent sont largement interdites ou très difficiles d'accès pour les Palestiniens. ❌ Selon le droit international,
Après plusieurs années à chercher la bonne porte d'entrée, Shein va finalement faire ses premiers pas en Bourse. Le géant de l'ultra fast fashion, fondé en Chine en 2012 et désormais basé à Singapour, doit être coté à Hong Kong à partir du 1er septembre, avec une valorisation visée autour de 26 milliards de dollars. Une arrivée très attendue, après plusieurs tentatives compliquées à New York puis à Londres, freinées notamment par les autorités réglementaires. Car Shein n'est plus vraiment une petite boutique en ligne. L'entreprise revendique environ 273 millions de clients dans 150 pays. En France seulement, elle compterait près de 23 millions de clients, soit environ un Français sur trois. Autrement dit, dans une rame de métro bien remplie, il y a statistiquement de fortes chances qu'une bonne partie des passagers aient déjà commandé un t-shirt à 3,99 euros. En 2025, Shein a généré 41,8 milliards de dollars de chiffre d'affaires, livré plus d'un milliard de commandes dans le monde et enregistré un bénéfice net d'environ 2,1 milliards de dollars. Mais la machine commence à ralentir. Au premier trimestre 2026, Shein a enregistré une perte de 99 millions de dollars, alors que les réglementations se durcissent sur ses deux principaux marchés : les États-Unis et l'Europe. Aux États-Unis, de nouveaux droits de douane ont notamment contribué à faire reculer son chiffre d'affaires de 14,3% sur un an. Et l'Europe resserre elle aussi les boulons. Depuis le 1er juillet 2026, les petits colis de moins de 150 euros entrant dans l'Union européenne supportent notamment un droit de douane forfaitaire de 3 euros par catégorie de produit contenue dans le colis. En France, d'autres mesures ciblant directement l'ultra fast fashion sont également en préparation : malus sur certains produits, restrictions publicitaires et obligation d'afficher des messages encourageant les consommateurs à acheter moins. En clair, après avoir longtemps bénéficié d'un modèle où des vêtements extrêmement bon marché pouvaient traverser la planète pour quelques euros, Shein commence à recevoir la facture réglementaire. Les critiques portent aussi sur son impact environnemental. L'industrie textile représenterait près de 10% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, et les plateformes d'ultra fast fashion sont accusées d'encourager une consommation très rapide de vêtements à faible durée de vie. L'entrée en Bourse arrive donc à un moment assez particulier. Shein reste une machine commerciale gigantesque, avec des centaines de millions de clients et des dizaines de milliards de dollars de ventes. Mais les règles du jeu deviennent progressivement moins favorables. Le défi pour Shein sera donc simple à résumer : convaincre les investisseurs que son modèle peut continuer à grossir… même lorsque les gouvernements commencent eux aussi à regarder l'étiquette.