L'air est soudainement irrespirable. Des centaines de vieilles mobylettes et motos est-allemandes, Simson, Schwalbe et autres MZ, démarrent. A cette pollution d'un autre temps s'ajoute celles des Trabant, les fameuses voitures en carton pâte made in GDR. La scène est impressionnante. En ce dimanche ensoleillé, l'AfD a rassemblé plusieurs milliers de personnes pour une grande kermesse populaire à Quedlinburg. Si la ville dans la région du Harz est un petit bijou architectural avec ses maisons à colombage rénovées à la perfection, la vie n'y est pas trépidante. Avec l'Alternative pour l'Allemagne, enfin un dimanche où il se passe quelque chose. Ces jeunes nés bien après la chute du mur chevauchent une mobylette qui pourrait trôner dans un musée de l'ex-RDA : "Elle appartenait à mon père. C'est un truc de famille. On a le droit de rouler avec jusqu'à 60 kilomètres heures. C'est la liberté". Peu importe que l'AfD organise cette fête. Ils seraient aussi venus si un autre parti avait eu cette idée, bien loin des meetings électoraux de grand papa qui n'intéressent qu'une minorité de convaincus. Ce monsieur au casque vintage a sorti sa Simson dans un état impeccable. Il affiche la couleur avec le drapeau allemand que seule l'AfD met en avant sans retenue alors qu'il est historiquement un symbole de la démocratie. La co-présidente du parti Alice Weidel a aussi droit à son autocollant noir-rouge-or. Le conducteur porte un foulard du parti et surtout un t-shirt affichant la star de l'AfD Ulrich Siegmund, tête de liste de son parti en Saxe-Anhalt. Quelques minutes plus tard, le poster boy de l'extrême-droite aux allures de gendre idéal prend la parole sur la scène. Le candidat est le visage souriant de l'AfD. D'autres orateurs ont des accents plus radicaux. Lui les évite. Il positive parlant de jours nouveaux, d'un avenir radieux grâce à l'AfD et d'une "page d'histoire" qui doit s'écrire le 6 septembre. Les discours de Siegmund sont brefs. L'essentiel pour cette popstar, ce sont les autogrammes de ses groupies qui font la queue très longtemps pour rencontrer "Ulli" et se faire signer une carte, un t-shirt ou.. un exemplaire du magazine "Der Spiegel" qui a récemment titré sur "L'homme le plus dangereux d'Allemagne". Une une qui a provoqué une polémique. Faire de Siegmund le Siegfried qui va achever la démocratie allemande et l'ennemi numéro un comme autrefois des terroristes de la fraction armée rouge, peindre un scénario catastrophe qui serait déjà écrit confèrent à l'AfD et à son candidat une puissance et une attractivité néfastes. Certes, le parti atteint un score historique dans les sondages mais il ne faut pas l'oublier : l'AfD est minoritaire malgré tout dans cette région.
Selon un baromètre Maslow.immo pour Les Echos, 33% des Français estiment que le résultat de l'élection présidentielle de 2027 pourrait influencer leur projet d'investissement locatif, en les poussant soit à accélérer, soit à attendre. Car investir dans l'immobilier, c'est généralement s'engager pour 10, 15 ou 20 ans. Et lorsqu'on ne sait pas exactement à quoi ressembleront demain la fiscalité, les règles sur la location ou les taux d'intérêt, certains préfèrent garder le chéquier fermé. Parmi les principaux éléments surveillés figurent la situation économique générale pour 34% des Français, la fiscalité immobilière pour 26% et le climat politique et social pour 21%. Pourtant, l'immobilier locatif reste populaire. Un Français sur deux considère toujours ce placement comme attractif, et 22% envisagent même d'acheter un logement pour le louer dans les 12 prochains mois. La pierre conserve plusieurs arguments : revenus locatifs, constitution d'un patrimoine, préparation de la retraite ou transmission aux enfants. Elle possède surtout un avantage que la Bourse ou les cryptomonnaies offrent beaucoup plus difficilement : l'effet de levier du crédit. Mais plusieurs freins inquiètent les futurs propriétaires. Pour 40% des Français, le premier risque concerne les loyers impayés ou les squats, quasiment à égalité avec le coût élevé de l'immobilier, cité par 39%. Pourtant, les impayés et les squats restent statistiquement minoritaires. Mais en matière d'investissement, la perception du risque compte parfois autant que le risque réel. Autre problème : 56% des Français pensent désormais que l'investissement locatif est devenu inaccessible aux classes moyennes. Prix élevés, taux de crédit, travaux, charges, fiscalité et normes énergétiques s'accumulent. Conséquence : les projets deviennent plus modestes. Près de 64% des investisseurs potentiels recherchent un bien inférieur à 150 000 euros, tandis que seulement 6% envisagent de dépasser 250 000 euros. Le message envoyé aux pouvoirs publics est donc assez clair : les Français ne demandent pas forcément de nouvelles aides, mais surtout davantage de visibilité et de protection contre les impayés. À quelques mois de la présidentielle, l'immobilier reste donc une valeur refuge. Mais que ce soit la fiscalité des revenus locatifs, le régime du LMNP, les plus-values, etc, les dispositifs peuvent évoluer après le résultat des présidentielles. Donc bon nombre d'investisseurs semblent, par crainte d'avoir de mauvaises surprises, attendre le résultat de 2027 avant de se lancer.
En septembre 2020, je me suis lancé dans l'aventure Cafétech. Mon objectif: vous envoyer chaque matin l'essentiel de l'actualité, analysée et mise en perspective, directement dans votre boîte mail. Six ans plus tard, cette ambition n'a pas changé. Bien au contraire. Cafétech va continuer à grandir, avec davantage de contenus, davantage de régularité et de nouveaux formats. Mais pour cela, le modèle économique doit changer: à partir du 15 septembre, l'édition quotidienne sera réservée aux abonnés payants.
Pourquoi ce changement ? Pendant toutes ces années, j'ai voulu que Cafétech reste accessible au plus grand nombre. Mais produire chaque jour une newsletter éditoriale, en privilégiant l'analyse et la mise en perspective, représente une charge de travail importante. La publicité contribue à financer ce travail. Mais elle reste encore trop irrégulière et demande aussi beaucoup de temps et d'énergie. Elle ne suffit donc pas, à elle seule, à pérenniser le projet. Aujourd'hui, cela m'oblige à travailler à côté, ce qui explique notamment certaines irrégularités dans le rythme de publication. En changeant de modèle, mon objectif est simple: pouvoir me consacrer entièrement à Cafétech. Cela me permettra de publier plus régulièrement, de développer de nouveaux formats et de continuer à investir le temps nécessaire dans la qualité de la newsletter.
Comment s'abonner et combien cela coûte ? Une période préinscription est d'ores et déjà lancée. Elle se terminera le 15 septembre, date à laquelle l'offre payante sera officiellement lancée. En vous préinscrivant dès maintenant, vous bénéficiez d'un tarif préférentiel de 59 euros par an, ou 6,99 euros par mois. Ce tarif vous sera garanti tant que vous resterez abonné. Aucun prélèvement ne sera effectué immédiatement: votre abonnement ne prendra effet que le 15 septembre. Vous êtes une entreprise ? Contactez-nous à l'adresse admin@cafetech.fr pour souscrire à un abonnement de groupe.
Objectif: 500 abonnés Pour ce lancement, l'objectif est d'atteindre 500 abonnés payants. Ce chiffre correspond au minimum nécessaire pour que ce nouveau modèle économique permette de pérenniser Cafétech et que je puisse lui consacrer pleinement mon temps. Si cette barre n'est pas atteinte, l'abonnement payant ne sera pas lancé. Cafétech continuera probablement à exister, mais plus dans sa forme actuelle ni avec le même niveau de régularité.
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