đź“° News du 01/09/2026

🗞️ Actualité

Maxime Blondeau
Fascinant. Voici le projet Cosmos, 40 ans de recherche sur le climat.
[ { "titre": "Le Projet Cosmos : 40 ans de recherche climatique en une visualisation", "resume": "Carbon Brief, média scientifique britannique, a publié en juin 2026 le 'Project Cosmos', une base de données constituée de 1,8 million de publications climatiques reliées par 40 millions de citations, après 18 mois de travail. La méthodologie est inédite : plutôt que de recourir à une recherche par mots-clés, les chercheurs sont partis des références des rapports du GIEC depuis 1990, puis ont élargi le corpus par citations croisées, aboutissant à une cartographie exhaustive plutôt qu'un échantillon subjectif. Visuellement, chaque étude est représentée comme une étoile, les clusters thématiques formant des 'nébuleuses' colorées selon les disciplines (sciences physiques, sociales, médi

Cette rentrée est spéciale. Après un été crépusculaire, avant une présidentielle caniculaire. Chaque semaine dans Cosmorama, nous partageons une carte, une image, une découverte pour penser le monde autrement et en prendre soin. Aujourd'hui, on vous parle d'une visualisation, la compilation de 1.8 millions d'études climats depuis 1990. ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌

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Cette rentrée est spéciale. Après un été crépusculaire, avant une présidentielle caniculaire. Chaque semaine dans Cosmorama, nous partageons une carte, une image, une découverte pour penser le monde autrement et en prendre soin. Aujourd'hui, on vous parle d'une visualisation, la compilation de 1.8 millions d'études climats depuis 1990.

Voici la carte interactive du Projet Cosmos par Carbon Brief

Qu’est ce que c'est? C’est la base de données la plus complète jamais assemblée sur la recherche climatique : 1,8 million de publications reliées par 40 millions de citations, représentant plus de 1,6 million de chercheurs depuis 1990.

Carbon Brief est un média scientifique britannique qui produit des newsletters gratuites, du fact checking et des analyses de fond sur la science du climat, les politiques énergétiques et alimentaires. Il est surtout financé par du mécénat philanthropique. En Juin 2026, il a révélé le "Project Cosmos" après 18 mois de travail. Ce travail vient rappeler que les sciences du climat avec le GIEC constituent le plus grand projet de collecte de données scientifique de l’histoire humaine. Cette carte en est la visualisation : chaque étude est une étoile, les clusters thématiques forment des "nébuleuses"

En bleu, les sciences physiques En jaune, les sciences sociales En vert, les sciences médicales En rose et rouge, la microbiologie

Pourquoi c'est inédit? Plutôt que de chercher par mots-clés, une méthode qui génère forcément des faux positifs/négatifs et un choix subjectif du chercheur, Carbon Brief est parti des 106 782 références de tous les rapports GIEC depuis 1990, puis tout ce que ces références citent, tout ce qui cite le GIEC, plus 51 804 articles de 22 revues climat dédiées. Résultat : une cartographie exhaustive plutôt qu'un échantillon orienté par les mots choisis par le chercheur.

Les conclusions les plus frappantes, pour un post :

• Les références ont été multipliées par 40 en trois décennies (2 315 dans le premier cycle, 82 523 dans le sixième), une mesure directe de l'explosion du volume de la littérature produite par les sciences climatiques.

• Plus de 97 % des publications sont en anglais, et la plus ancienne référence date de 1483 — un rappel que la "base de connaissance" climatique agrège des siècles d'observation.

• Le classement des publications les plus citées ("Cosmos 500") révèle un angle contre-intuitif : les travaux les plus cités ne sont pas des découvertes, mais des outils. Autrement dit : ce qui structure le plus la science du climat, ce sont des langages de programmation, des jeux de données et des méthodes statistiques, c’est à dire des systèmes d’écritures.

Les plus connaisseurs y verront un lien direct avec ce que j’essaie de dire, et que j’appelle cosmographie.

Carbon Brief invite les chercheurs à proposer des collaborations sur l’analyse de l’histoire récente des sciences du climat.

Quand on voit l’été qu’on vient de vivre en Europe occidentale, et quand on voit l’évolution du nombre de climatosceptiques et d’opposants aux mesures politiques et économiques nécessaires comme la sobriété, l’innovation et l’adaptation, qui nécessitent un volontarisme fort et rapide, il devient pertinent de s’interroger sur la réception des sciences du climat et leur réception dans la société.

Pour aller plus loin :

• Mapped: Inside Carbon Brief's Cosmos database of 1.8 million climate studies

• Introducing Project Cosmos: Carbon Brief's 'universe' of climate science (méthodologie)

• Carbon Brief's ranking of the most highly cited climate publications

• 'Project Cosmos': Carbon Brief launches world's 'most complete' database of climate research — BusinessGreen

Bioconscience

Ça y est, après 18 mois, le livre est fini ! Le premier tirage sera imprimé en Italie en septembre. Il questionnera notre regard collectif sur le vivant, comme vous le savez.

Notre campagne de pré-ventes portée par la Fondation du Dome s’est achevée en juillet dernier, et nous avons enregistré près de 1500 ouvrages commandés, ce qui est un beau succès. Merci à toutes et tous ici présents. Nous finalisons la logistique et les frais associés, ce qui fixera le montant que nous reverserons aux 15 organisations partenaires.

Certaines entreprises ont financé le pack Régénération (3000 euros avant réduction), avec au moins une conférence et une exposition dans leurs locaux. Des packs Territoire ont été financés par des habitants et des organisations (6000 euro

HugoDécrypte
Ce qui change en septembre : téléphones, arrêts maladie et chômage
Dès septembre, plusieurs changements importants entrent en vigueur en France. Dans les lycées, les téléphones portables sont désormais officiellement interdits par la loi, et non plus seulement à la discrétion de chaque établissement. Un questionnaire sur les violences sexuelles sera également distribué à tous les élèves, de la maternelle à la Terminale, pour mieux détecter les violences sur mineurs. Côté santé, les arrêts de travail sont plafonnés à un mois de prescription initiale, avec des prolongations possibles mais encadrées, dans un contexte de hausse de 10 % des arrêts entre 2019 et 2024. Enfin, la durée des allocations chômage est réduite pour les salariés ayant conclu une rupture conventionnelle : 15 mois maximum pour les moins de 55 ans (contre 18), et 20 mois et demi pour les 55 ans et plus (contre 22 mois et demi, voire 27 mois).

📲 1er changement : les téléphones portables seront officiellement interdits dans tous les lycées, comme c'est déjà le cas dans les collèges. Jusqu'ici, chaque lycée pouvait décider de l'interdire et l'inscrire dans son règlement intérieur. Désormais, l'interdiction est inscrite dans la loi. Si vous voulez en savoir plus on vous renvoie vers notre compte Elan . Autre changement à l'école : un questionnaire sur les violences sexuelles sera distribué de la grande section de maternelle à la Terminale, afin de mieux détecter les violences sur mineurs. Il sera adapté à chaque âge et anonyme par défaut. Les élèves pourront toutefois donner leur identité s'ils souhaitent être accompagnés vers un adulte de confiance. 🩺 2e changement : les arrêts de travail seront désormais plafonnés. Un médecin ne pourra plus prescrire plus d'un mois d'arrêt en une seule fois. Il pourra ensuite le prolonger jusqu'à trois mois au total. Au-delà, des prolongations resteront possibles, mais devront davantage être justifiées et feront l'objet de contrôles, comme l'explique Ouest-France. Le gouvernement affirme vouloir réaliser des économies, alors que les arrêts de travail ont augmenté d'environ 10 % entre 2019 et 2024. Certains médecins craignent surtout une multiplication des consultations. 💶 3e changement : La durée des allocations chômage sera désormais réduite lorsqu'un employeur et le salarié décident ensemble de mettre fin au contrat dans le cadre d'une rupture conventionnelle. Pour les moins de 55 ans, la durée maximale passera de 18 à 15 mois. Pour les 55 ans et plus, la durée maximale passera à 20 mois et demi, contre jusqu'à 22 mois et demi, voire 27 mois.

💰 Économie

Laurent - Cosmos Finance
Pourquoi le prix du gazole ne baisse plus malgré la baisse du pétrole
Alors que le prix du pétrole brut a reculé cet été, les automobilistes français n'ont pas vu leur facture à la pompe diminuer, avec un litre de gazole encore à 2,21 euros fin août. Le vrai responsable n'est pas le baril de brut, mais les tensions sur les capacités de raffinage mondiales, aggravées par les attaques ukrainiennes sur les raffineries russes et les perturbations au Moyen-Orient. Ces goulets d'étranglement ont fait exploser les marges des raffineurs : en Europe, l'écart entre le prix du brut et celui du diesel raffiné est passé de 10 centimes à 40-50 centimes par litre. La France est particulièrement vulnérable car elle importe environ la moitié de son diesel, et le raffinage représente désormais 15 à 20% du prix du litre. Malgré les aides gouvernementales et le plafonnement de TotalEnergies, la consommation de gazole a chuté de 7,3% en juillet, et la situation pourrait encore se dégrader à l'hiver avec la hausse saisonnière de la demande.

Le pétrole a baissé cet été. Pourtant, à la pompe, les automobilistes n'ont presque rien vu passer. Fin août, le litre de gazole atteignait encore environ 2,21 euros en moyenne en France, contre 1,85 euro fin juin. Le SP95-E10 dépassait lui aussi les 2 euros. Et cette fois, le principal responsable n'est pas seulement le prix du pétrole brut. Le problème se situe surtout dans les raffineries. Pour transformer du pétrole en gazole, essence ou kérosène, il faut le raffiner. Or les capacités mondiales sont actuellement sous forte pression à cause des tensions géopolitiques. Les attaques ukrainiennes contre les raffineries russes ont réduit leur production, tandis que les perturbations au Moyen-Orient compliquent les exportations depuis le golfe Persique. Face à ces goulets d'étranglement, les acheteurs (transporteurs, compagnies pétrolières, armées…) sont prêts à payer le prix fort pour reconstituer leurs stocks ou pour satisfaire leurs besoins ou ceux de leurs clients. Ces transactions négociées en Bourse font les affaires des grands raffineurs contrôlés par des sociétés d'Etat comme Saudi Aramco, des conglomérats privés comme Reliance en Inde, ou des majors pétrolières comme ExxonMobil et TotalEnergies. Résultat : en un an, environ 20% du commerce maritime mondial de diesel aurait disparu. Quand il y a moins de gazole disponible et toujours autant d'acheteurs, les prix montent. Même si le baril de pétrole, lui, se détend. Les marges des raffineries ont ainsi explosé. En Europe, l'écart entre le prix du pétrole brut et celui du diesel raffiné est passé d'environ 10 centimes par litre avant la crise à 40 ou 50 centimes aujourd'hui. En France, le raffinage représente désormais jusqu'à 15 à 20% du prix du litre de gazole. Et notre pays est particulièrement exposé. La France importe environ la moitié du diesel qu'elle consomme. L'Europe dans son ensemble en importe environ un quart, alors qu'elle continue d'en utiliser massivement pour les voitures, les camions et l'industrie. Sur le Vieux Continent, où le diesel est utilisé par 60 % du parc de véhicules (contre 22 % aux Etats-Unis), l'écart entre le prix du pétrole brut et celui du diesel raffiné a bondi à 0,40-0,50 euro par litre en août. Il atteignait seulement 0,10 euro par litre avant le début de la guerre au Moyen-Orient, il y a six mois. Le gouvernement français tente donc d'amortir le choc. Des aides sont maintenues pour certains gros rouleurs, notamment les transporteurs, agriculteurs ou travailleurs modestes. Mais ces dispositifs avaient déjà coûté près de 1,4 milliard d'euros début juillet. TotalEnergies maintient également son plafonnement à 2,25 euros le litre de diesel et 1,99 euro pour l'essence dans ses stations. Une opération qui aurait déjà coûté entre 250 et 300 millions d'euros au groupe. Malgré cela, la consommation recule fortement. En juillet, les livraisons de gazole ont chuté de 7,3% sur un an. Certains automobilistes vont même jusqu'à mettre seulement quelques euros de carburant en attendant leur salaire. Et l'hiver pourrait encore compliquer les choses. La demande agricole, industrielle et de chauffage augmente traditionnellement à cette période, alors que les stocks restent faibles et que certaines raffineries tournent déjà presque à pleine capacité. Le prix du gazole ne dépend donc plus simplement du baril. Aujourd'hui, le pétrole peut baisser pendant que le diesel monte. À la pompe, la mauvaise nouvelle est assez simple : le baril peut respirer… sans que votre portefeuille fasse forcément pareil.

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Jérôme Marin / Cafétech
Les défis de John Ternus, nouveau directeur général d'Apple
John Ternus prend officiellement la tête d'Apple en succédant à Tim Cook, qui devient président exécutif du conseil d'administration. Ingénieur de formation, il incarne une nouvelle orientation stratégique plaçant l'innovation matérielle au cœur des priorités du groupe. À court terme, il devra gérer la crise des puces mémoire, dont les prix ont été multipliés par quatre en un an sous l'effet de la demande liée à l'IA générative, ce qui menace les marges d'Apple et pourrait conduire à une hausse des prix de l'iPhone. Sur le plan de l'IA générative, Apple tente de combler son retard en s'appuyant provisoirement sur Gemini de Google, tout en développant ses propres modèles pour reprendre le contrôle. Enfin, Ternus devra préparer l'après-smartphone, avec des projets de lunettes connectées et une refonte de Siri, dans un contexte où des concurrents comme OpenAI annoncent déjà de nouveaux terminaux IA.

Les défis de John Ternus, nouveau directeur général d'Apple Longtemps, John Ternus a été l'un des hauts dirigeants les moins connus d'Apple. Le voilà désormais à la tête du groupe à la pomme. Ce mardi, il prend officiellement ses fonctions de directeur général, succédant à Tim Cook, aux commandes depuis 2011, qui devient président exécutif du conseil d'administration. Cette passation de pouvoir, annoncée fin avril, intervient à un moment charnière pour l'entreprise, confrontée à son retard dans l'intelligence artificielle générative et à l'envolée spectaculaire des prix des puces mémoire. L'innovation matérielle au cœur des priorités John Ternus présente un profil totalement différent de son prédécesseur. Ingénieur de formation, il a gravi tous les échelons au sein des équipes d'ingénierie matérielle. Ancien cadre d'IBM, Tim Cook n'était, lui, pas un profil technique: il était avant tout un opérationnel. Avant de prendre les rênes d'Apple, il occupait ainsi le poste de directeur des opérations. Il avait notamment réorganisé la chaîne logistique en Chine, permettant de produire des dizaines, puis des centaines de millions d'appareils par an. Arrivé au sein du géant de Cupertino en 2001, John Ternus s'est vu confier la conception de l'iPhone en 2020, puis, l'année suivante, de l'ensemble du portefeuille de la marque. Selon Bloomberg, ses responsabilités ont encore été élargies fin 2025, avec la supervision de l'ensemble du design, aussi bien matériel que logiciel. Un rôle stratégique, longtemps occupé par Jony Ive, puis par Jeff Williams, un temps présenté comme le futur patron avant son départ à la retraite l'an dernier. Depuis, John Ternus s'est imposé comme le favori pour succéder à Tim Cook. Il a notamment été préféré à des personnalités plus médiatiques, comme Craig Federighi, le responsable de l'ingénierie logicielle, et Eddy Cue, le patron des services, ainsi qu'à Sabih Khan, le directeur des opérations, qui incarnait l'alternative la plus sérieuse. Sa nomination s'inscrit dans une certaine continuité, mais elle marque aussi une nouvelle orientation stratégique pour Apple, en plaçant davantage l'innovation matérielle au cœur de ses priorités. Gérer la RAMpocalypse Si la société de Cupertino se porte toujours très bien, avec un chiffre d'affaires et des profits records, elle fait face à plusieurs défis de taille. À court terme, John Ternus devra notamment gérer la crise de sous-production qui frappe le marché des puces mémoire, alimentée par la demande liée à l'IA générative. Une situation qui se traduit non seulement par des risques de rupture d'approvisionnement, susceptibles de freiner la production, mais aussi par une hausse des prix, multipliés par plus de quatre en seulement un an. Pour l'instant, Apple a été relativement épargné grâce aux stocks de mémoire constitués en amont. Mais ce matelas de sécurité va progressivement disparaître ces prochains mois, a prévenu cet été le directeur financier. La société s'attend ainsi à une pression accrue sur ses marges et, par conséquent, sur ses bénéfices. Pour en limiter l'impact, elle a déjà augmenté les prix de plusieurs produits, comme les Mac et iPad. L'iPhone a jusqu'ici été préservé, mais les prochains modèles, qui seront dévoilés le 9 septembre, devraient vraisemblablement être concernés à leur tour. L'équation est particulièrement délicate. Selon des estimations du cabinet TechInsights citées par le Wall Street Journal, le coût des mémoires DRAM et NAND pourrait passer de 52 dollars à 196 dollars pour la version Pro de l'iPhone. Pour maintenir le même niveau de rentabilité, Apple devrait relever ses tarifs d'environ 270 dollars. Un surcoût qui semble trop élevé pour être entièrement répercuté sur les consommateurs. John Ternus devra donc arbitrer entre le risque d'une baisse des ventes et celui d'une érosion des marges. Préparer l'après-smartphone Un deuxième défi d'envergure se dresse devant le nouveau patron d'Apple: l'IA générative. Parti en retard, le groupe tente désormais de combler l'écart avec ses concurrents. L'an passé, il avait dû repousser le lancement du nouveau Siri, présenté en grande pompe en juin 2024. Et début janvier, il a officialisé un partenariat avec Google pour utiliser une version personnalisée de Gemini, le modèle d'IA conçu par le moteur de recherche. Un aveu d'échec, mais aussi une décision pragmatique qui doit permettre de déployer la nouvelle version de Siri cet automne. Apple n'a pas pour autant renoncé à développer ses propres modèles d'IA. L'objectif est double: éviter de payer des royalties – un milliard de dollars par an versé à Google, selon Bloomberg – et contrôler à la fois le matériel et le logiciel, l'un des piliers de son succès. Le groupe espère également pouvoir traiter la majorité des requêtes de Siri en local, directement sur le processeur de l'iPhone, plutôt que de passer par le cloud. Une approche qui permettrait de limiter les investissements nécessaires pour bâtir une infrastructure capable d'absorber l'explosion attendue des usages. L'essor de l'IA soulève aussi la question de l'après-smartphone. Une révolution annoncée à de nombreuses reprises qui ne s'est toujours pas concrétisée. Apple travaillerait sur ses premières lunettes connectées, riposte au succès commercial inattendu des Ray-Ban Meta. Dans ce cadre, la refonte de Siri sera déterminante pour doter ces futures montures d'un assistant suffisamment performant. De nouveaux terminaux devraient aussi voir le jour. OpenAI, qui a recruté Jony Ive et de nombreux ingénieurs d'Apple, promet un premier appareil dès cette année.