đź“° News du 02/09/2026

🗞️ Actualité

HugoDécrypte
Le meurtre de Tupac enfin élucidé ?
Tupac Shakur, figure majeure du hip-hop depuis ses débuts en 1991, a été assassiné dans un contexte de rivalité intense entre gangs et labels musicaux aux États-Unis dans les années 1990. La scène rap américaine était alors divisée entre la West Coast, représentée par Death Row Records et Tupac, et la East Coast, associée à Bad Boy Records et au rappeur Biggie. Le soir du 7 septembre 1996, à Las Vegas, Tupac reconnaît Orlando Anderson, un membre du gang des Crips, et une bagarre éclate. Trente ans après les faits, l'identité de celui qui a orchestré le meurtre du rappeur a enfin été révélée.

🔍 Décryptage : Le meurtre de Tupac enfin élucidé ? Les faits 💿 Tupac est l'une des figures les plus importantes et influentes de l'histoire du hip-hop. Il a sorti son premier album en 1991 et figure depuis parmi les artistes ayant vendu le plus de disques de tous les temps, comme le rappelle le magazine Rolling Stones. Pour comprendre son meurtre, il faut revenir aux États-Unis des années 1990, largement marqués par la rivalité entre deux gangs : les Crips et les Bloods. Cette rivalité va aussi s'immiscer dans le monde du hip-hop, avec des artistes et des membres de leur entourage associés à ces gangs, ce qui va notamment contribuer à la célèbre opposition entre la West Coast et la East Coast. 🇺🇸 La West Coast est notamment représentée par le label de musique "Death Row Records" et Tupac, tandis que la East Coast est notamment associée à "Bad Boy Records" de P. Diddy et au rappeur Biggie. Le 7 septembre 1996, le soir du meurtre, après avoir assisté à un combat de boxe à Las Vegas, Tupac reconnaît Orlando Anderson, un membre des Crips qu

HugoDécrypte
Le meurtre de Tupac enfin élucidé ?
Tupac Shakur, l'une des figures les plus influentes du hip-hop depuis ses débuts en 1991, a été assassiné dans un contexte de rivalité intense entre gangs et entre les scènes musicales de la West Coast et de la East Coast américaines. Son label Death Row Records le plaçait dans le camp de la West Coast, face à Bad Boy Records de P. Diddy et au rappeur Biggie côté East Coast. Le soir du 7 septembre 1996, après un combat de boxe à Las Vegas, Tupac reconnaît Orlando Anderson, un membre du gang des Crips, ce qui déclenche une confrontation. Trente ans après les faits, l'identité de celui qui a orchestré ce meurtre emblématique vient enfin d'être révélée.

🔍 Décryptage : Le meurtre de Tupac enfin élucidé ? Les faits 💿 Tupac est l'une des figures les plus importantes et influentes de l'histoire du hip-hop. Il a sorti son premier album en 1991 et figure depuis parmi les artistes ayant vendu le plus de disques de tous les temps, comme le rappelle le magazine Rolling Stones. Pour comprendre son meurtre, il faut revenir aux États-Unis des années 1990, largement marqués par la rivalité entre deux gangs : les Crips et les Bloods. Cette rivalité va aussi s'immiscer dans le monde du hip-hop, avec des artistes et des membres de leur entourage associés à ces gangs, ce qui va notamment contribuer à la célèbre opposition entre la West Coast et la East Coast. 🇺🇸 La West Coast est notamment représentée par le label de musique "Death Row Records" et Tupac, tandis que la East Coast est notamment associée à "Bad Boy Records" de P. Diddy et au rappeur Biggie. Le 7 septembre 1996, le soir du meurtre, après avoir assisté à un combat de boxe à Las Vegas, Tupac reconnaît Orlando Anderson, un membre des Crips qui aurait

🌍 International

BLOCS
BLOCS annonce la mise en sommeil de sa newsletter de commerce international
Mathieu Solal, cofondateur et rédacteur en chef de BLOCS, annonce l'interruption de la newsletter dédiée au commerce international. Après près de trois ans d'existence et 95 numéros publiés, il a décidé de mettre fin à cette aventure éditoriale à laquelle il prenait de moins en moins de plaisir. Il cite comme raisons principales la fragilité des petits projets médiatiques, l'âpreté du secteur des médias et une frilosité généralisée. Il exprime néanmoins sa fierté d'avoir mené ce projet et retient la joie du travail en équipe, l'enthousiasme des soutiens et la fidélité des lecteurs. Une éventuelle relance n'est pas totalement exclue, et il reste ouvert à toute proposition permettant de continuer à offrir une information de qualité sur le commerce international.

Chère lectrice, cher lecteur, J'espère que votre rentrée se passe bien. Je suis au regret de vous annoncer la mise en sommeil jusqu'à nouvel ordre de votre newsletter du commerce international. Après près de trois ans d'existence, 95 numéros publiés et beaucoup de rebondissements, j'ai en effet décidé d'interrompre cette aventure éditoriale à laquelle je peinais de plus en plus à prendre plaisir. Fragilité des petits projets, âpreté du secteur des médias, frilosité généralisée : telles sont les causes principales de cette décision un peu triste. De ces quelques années, je retiens la joie de travailler en équipe, l'enthousiasme de tous ceux qui nous ont soutenus (chercheurs, partenaires, proches…) et la fidélité de nos lecteurs. Je suis fier d'avoir fait vivre ce projet et content d'avoir pu tirer de cette expérience bon nombre d'enseignements qui me seront utiles pour la suite. BLOCS s'arrête donc, en tout cas pour le moment. Je n'exclus pas un relancer la machine un jour, et reste ouvert à toute proposition à même d'offrir de l'information de qualité sur le commerce international à nos fidèles abonnés. Merci pour votre soutien, Bien cordialement, Mathieu Solal, cofondateur et rédacteur en chef de BLOCS

What's up EU
Les Islandais rejettent la réouverture des négociations d'adhésion à l'UE
Le 29 août, les Islandais ont rejeté à 52,8 % la réouverture des négociations d'adhésion à l'Union européenne, confirmant leur préférence pour le statu quo offert par l'Espace économique européen. La campagne dite « oui pour voir », qui visait à clarifier l'offre européenne avant un éventuel second référendum, n'a pas réuni suffisamment de soutiens malgré une avance initiale dans les sondages. Le vote s'est joué principalement sur des questions de souveraineté nationale, notamment le contrôle sur l'agriculture et la pêche, secteurs pour lesquels une adhésion pleine aurait impliqué de soumettre les quotas à la politique commune de la pêche. La Première ministre Kristrún Frostadóttir a rapidement réagi en annonçant que son gouvernement renforcerait l'engagement islandais au sein de l'EEE sans poursuivre l'adhésion durant le mandat en cours. Sur le plan géopolitique, la position stratégique de l'Islande dans l'Arctique, les activités russes et chinoises croissantes et les déclarations de Trump sur le Groenland avaient pourtant donné une nouvelle urgence au débat européen.

Le 29 août, les Islandais ont rejeté à 52,8 % la réouverture des négociations d'adhésion à l'Union européenne. La campagne « oui pour voir », qui devait clarifier l'offre européenne avant un second référendum, n'a pas réuni assez de soutiens. Le résultat confirme la préférence pour le statu quo, qui offre les bénéfices concrets du marché unique tout en préservant le contrôle national sur les compétences qui comptent le plus aux yeux des électeurs. Les négociations étaient en sommeil depuis plus de dix ans. L'Islande avait déposé sa candidature en juillet 2009, après l'effondrement de son système bancaire. La coalition de centre droit élue en 2013 a suspendu les négociations, puis annoncé en 2015 que le pays n'était plus candidat, en exigeant que toute reprise soit d'abord soumise à référendum. La coalition de la Première ministre Kristrún Frostadóttir, formée après les élections de novembre 2024, avait fait de ce vote un engagement de campagne. La campagne a été serrée et s'est jouée sur le tard. Gallup donnait le oui en tête à 52 % en juin ; un sondage Maskína, un mois plus tard, le créditait de 43,8 % contre 38,9 % pour le non, avec 17 % d'indécis. L'avance des pro-européens s'est érodée au cours des deux dernières semaines. La réaction de Frostadóttir a été rapide et sans ambiguïté : son gouvernement renforcera l'engagement du pays au sein de l'Espace économique européen (EEE) et d'autres cadres sectoriels dédiés, mais ne poursuivra pas l'adhésion durant le mandat en cours. Politique intérieure et souveraineté Le référendum s'est joué sur un calcul coûts / bénéfices. Les pressions intérieures — inflation, volatilité de la monnaie islandaise, taux immobiliers élevés — n'ont pas convaincu les électeurs d'abandonner le contrôle national sur certains secteurs fondamentaux. La volatilité monétaire et la charge des crédits immobiliers demeureront un sujet important, adhésion ou non. À l'inverse, la souveraineté et l'autodétermination semblent avoir été décisives, en particulier sur l'agriculture et la pêche. Sur ce dernier point, au-delà des stocks situés dans la zone économique exclusive islandaise et gérés au niveau national, l'Islande négocie ses quotas de manière multilatérale pour les stocks pélagiques partagés : maquereau, hareng et merlan bleu. Une adhésion pleine et entière ferait entrer ces parts dans la politique commune de la pêche et obligerait l'Islande à accepter des allocations collectives de quotas. Des responsables européens reconnaissent que redistribuer les parts de quotas relève d'une négociation à somme nulle, à laquelle d'autres États membres s'opposeraient. Si l'Islande avait voté oui, l'UE aurait dû examiner la possibilité de dérogations ou des mesures transitoires adaptées à ses spécificités. Plus largement, si l'adhésion donnerait à l'Islande une influence directe dans les institutions européennes, elle l'obligerait aussi à en accepter les limites, notamment sous le régime du vote à la majorité qualifiée au Conseil. Le cadre existant, Espace économique européen compris, offre un autre équilibre : accès au marché unique, alignement réglementaire et contrôle national sur les compétences intérieures sensibles. En termes d'intégration, les débordements sectoriels peuvent approfondir la coopération, mais ils ne rendent pas l'adhésion inévitable lorsque le cœur de la souveraineté est en jeu. Sécurité, Arctique et géopolitique La position stratégique de l'Islande a gagné en importance avec l'activité russe et chinoise croissante dans les eaux subarctiques, l'augmentation du trafic naval dans le verrou GIUK — Groenland, Islande et Royaume-Uni — et les menaces hybrides visant les câbles internet et les pipelines sous-marins. Le gouvernement Frostadóttir est entré en fonction avec un mandat de décembre 2024 prévoyant un référendum d'ici 2027. Les préoccupations sécuritaires dans l'Arctique et les déclarations renouvelées du président Trump sur le Groenland ont avancé le calendrier.

💰 Économie

Laurent - Cosmos Finance
Septembre, le pire mois de l'année pour Wall Street
Septembre est historiquement le mois le plus difficile pour Wall Street, avec une performance moyenne du S&P 500 de -0,68% depuis 1950 et seulement 44% de mois dans le vert. Ce 'September effect' s'explique par le retour des grands investisseurs qui rééquilibrent leurs portefeuilles et prennent leurs bénéfices, dans un contexte chargé de statistiques économiques et de réunions de la Fed. En 2026, le vrai risque vient surtout des taux d'intérêt élevés : les obligations américaines rapportent désormais près de 5%, rendant les actions technologiques moins attractives face à ce rendement sans risque. La dette américaine, qui a dépassé les 40 000 milliards de dollars, oblige Washington à émettre massivement des obligations — environ 739 milliards net sur le seul trimestre estival — ce qui pèse sur les marchés. Parallèlement, les géants de la tech investissent des centaines de milliards dans l'IA, entrant en compétition avec l'État américain pour capter l'épargne mondiale. Septembre 2026 s'annonce donc particulièrement chargé, avec des données clés sur l'emploi, l'inflation et une réunion de la Fed qui pourraient agiter les marchés.

Septembre est de retour, et à Wall Street, ce n'est pas exactement le mois qu'on accueille avec des confettis. Depuis 1950, le S&P 500 affiche une performance moyenne d'environ -0,68% en septembre, avec seulement 44% de mois terminés dans le vert. C'est même le seul mois de l'année à avoir historiquement baissé plus souvent qu'il n'a progressé. Ce fameux September effect n'a pourtant rien de magique. Après un été généralement plus calme, les grands investisseurs reviennent, rééquilibrent leurs portefeuilles et prennent parfois leurs bénéfices. Septembre concentre aussi de nombreuses statistiques économiques et une réunion de la Réserve fédérale. Bref, tout le monde revient de vacances en même temps et commence immédiatement à appuyer sur tous les boutons. Mais en 2026, le principal risque ne vient probablement pas du calendrier. Il vient surtout des taux d'intérêt. Aujourd'hui, prêter son argent pendant dix ans au gouvernement américain rapporte autour de 4,7% par an, et plus de 5% sur trente ans. Lorsque les obligations rapportaient 1%, acheter des actions technologiques paraissait relativement évident. Mais avec presque 5% disponibles sur de la dette américaine, les entreprises doivent désormais offrir beaucoup plus de croissance pour convaincre les investisseurs de prendre davantage de risques. Et le problème vient aussi de la dette américaine. Elle a dépassé pour la première fois les 40 000 milliards de dollars en août. Pour financer ses déficits, Washington doit donc vendre toujours plus d'obligations. Sur le seul trimestre juillet-septembre, le Trésor prévoit environ 739 milliards de dollars de nouvelles émissions nettes. Or plus il y a d'obligations à vendre, plus il peut être nécessaire d'offrir des rendements attractifs pour trouver suffisamment d'acheteurs. Pendant ce temps, les géants de la technologie ont eux aussi besoin de montagnes d'argent. Microsoft, Amazon, Meta ou Alphabet investissent massivement dans les data centers, les puces et les infrastructures nécessaires à l'intelligence artificielle. Selon UBS, les investissements des grands groupes du cloud pourraient approcher 770 milliards de dollars en 2026. Le gouvernement américain et la Silicon Valley se retrouvent donc, en quelque sorte, à tendre la main au même portefeuille mondial. Cela ne signifie pas forcément qu'un krach arrive. Les bénéfices des entreprises américaines restent solides, notamment dans la technologie. Mais les investisseurs deviennent plus exigeants : combien faut-il dépenser aujourd'hui pour générer un dollar de bénéfice supplémentaire demain ? Septembre apportera justement plusieurs réponses avec l'emploi américain le 4, l'inflation le 11 et surtout la réunion de la Fed les 15 et 16 septembre. Le véritable problème de septembre 2026 n'est donc peut-être pas sa mauvaise réputation historique. C'est qu'entre une dette américaine record, des taux proches de 5% et des centaines de milliards investis dans l'IA, Wall Street attaque la rentrée avec un cartable déjà particulièrement lourd.

đź’» Tech

Jérôme Marin / Cafétech
Amazon accusé d'avoir gonflé artificiellement le prix de ses publicités
La FTC, accompagnée de 22 États américains, a engagé une nouvelle action en justice contre Amazon, l'accusant d'avoir manipulé son système d'enchères publicitaires pour surfacturer les annonceurs. Le préjudice estimé dépasse 20 milliards de dollars depuis 2019, ce qu'Amazon conteste fermement en affirmant au contraire avoir fait économiser 8 milliards aux annonceurs. La publicité est devenue un pilier stratégique pour Amazon, générant 37 milliards de dollars au premier semestre avec une croissance de 25% sur un an. Concrètement, la FTC accuse Amazon d'avoir injecté de fausses offres dans ses enchères dites 'de second prix', faisant mécaniquement grimper les montants payés par les annonceurs, jusqu'à 80% d'entre eux payant le prix maximum de leur enchère en 2024. Cette plainte est la troisième action en justice de la FTC contre Amazon depuis 2023, après un accord à 2,5 milliards pour des pratiques trompeuses liées à Prime et une procédure toujours en cours pour monopole illégal dans le commerce en ligne.

Amazon accusé d'avoir gonflé artificiellement le prix de ses publicités Amazon est loin d'en avoir fini avec la Federal Trade Commission. Lundi, le gendarme américain de la concurrence, accompagné de 22 États, a engagé une nouvelle action en justice contre le géant du commerce en ligne. Il l'accuse d'avoir artificiellement gonflé le prix des enchères publicitaires, surfacturant ainsi les annonceurs souhaitant placer leurs produits en tête des résultats de recherche. Le préjudice serait supérieur à 20 milliards de dollars depuis 2019. Des allégations fermement rejetées par l'entreprise, qui assure au contraire avoir permis aux annonceurs d'économiser huit milliards. Produits sponsorisés Quatorze ans après l'apparition des premières annonces sponsorisées, la publicité est devenue une véritable poule aux œufs d'or pour Amazon. Au premier semestre, elle a généré 37 milliards de dollars de recettes, en hausse de 25% sur un an. C'est davantage que YouTube. Selon le cabinet eMarketer, la société pourrait même dépasser Meta, la maison mère de Facebook et d'Instagram, aux États-Unis d'ici à 2030. Si la publicité représente un peu moins de 10% du chiffre d'affaires, elle est devenue stratégique car elle affiche des marges bien plus élevées que son activité historique. Sa force publicitaire repose sur la puissance de son site, leader incontesté du commerce en ligne sur les grands marchés occidentaux. Amazon propose aux marques d'y afficher des bannières et des produits sponsorisés. De plus en plus mises en avant, ces annonces deviennent donc de plus en plus indispensables pour apparaître en bonne position. L'entreprise a été l'une des premières à se lancer sur ce segment, baptisé retail media. Si la concurrence se renforce, elle occupe toujours une position presque hégémonique, captant entre 70% et 80% des recettes aux États-Unis et en Europe. Derrière une partie de cette réussite se cacheraient néanmoins des pratiques trompeuses, assure la FTC. En s'appuyant sur des documents internes, notamment des échanges entre employés, le régulateur affirme que la société manipule le processus d'enchères, lui permettant d'augmenter artificiellement le prix de vente de ses emplacements publicitaires. "Mécontent des revenus générés par ses enchères, Amazon en a discrètement modifié le fonctionnement", explique la plainte déposée devant un tribunal de Seattle, où se trouve le siège du géant du commerce en ligne. De fausses enchères ? Depuis le lancement de son activité publicitaire, le groupe utilise un système d'enchères dites "de second prix". En théorie, celui-ci permet à un annonceur de payer le montant minimal nécessaire pour remporter la mise – soit un centime de plus par clic que le deuxième meilleur offrant –, plutôt que le montant maximal de son enchère. Concrètement, si une marque propose jusqu'à 1,50 dollar par clic, mais que le deuxième enchérisseur ne propose que 1,20 dollar, elle ne paiera que 1,21 dollar. Un système avantageux pour les annonceurs, mais qui représente un manque à gagner pour Amazon. Pour y remédier, la société aurait injecté de fausses offres dans le processus, faisant mécaniquement grimper le montant de l'enchère gagnante. Mises en place à partir de 2019, ces pratiques auraient pris de l'ampleur progressivement, afin de ne pas éveiller les soupçons. En 2021, entre 30% et 40% des annonceurs finissaient par payer le montant maximal de leur enchère. Cette proportion serait passée à 80% en 2024. Le procédé aurait permis d'obtenir des prix "supérieurs à ceux qui pourraient être obtenus grâce à la concurrence entre les annonceurs", selon un employé cité par la FTC. Dans un long communiqué, Amazon dénonce une plainte "infondée", qui reposerait uniquement sur "un nombre limité de cas où [elle] a fourni des explications simplifiées sur le fonctionnement de [ses] enchères". L'entreprise souligne que le coût moyen par clic est resté stable depuis 2019, une fois ajusté de l'inflation. Elle affirme également qu'aucun annonceur n'a payé davantage que le montant qu'il était prêt à débourser. Elle rejette ainsi l'idée que son système d'enchères aurait entraîné une hausse des prix pratiqués sur sa plateforme. Un point primordial: la loi américaine impose de démontrer l'existence d'un préjudice pour les consommateurs. Les deux autres plaintes de la FTC contre Amazon La plainte déposée lundi est la troisième action en justice engagée par la FTC contre Amazon depuis 2023. La première s'est soldée par un accord à l'amiable de 2,5 milliards de dollars. Amazon était accusé d'avoir "trompé" des millions de consommateurs en les incitant à s'inscrire à son service Prime "à leur insu", tout en ayant mis en place un parcours complexe pour annuler cet abonnement payant. La deuxième procédure est toujours en cours, avec un procès prévu en février 2027. Elle porte sur des accusations de "monopole illégal" dans le commerce en ligne. La FTC reproche notamment à Amazon d'interdire implicitement aux vendeurs de sa marketplace de proposer des prix plus bas sur leur propre site ou sur d'autres plateformes. Une pratique qui empêcherait l'émergence de véritables concurrents capables de court-circuiter Amazon sur les prix.

Jérôme Marin / Cafétech
Aux États-Unis, le rejet des data centers marque des points
L'opposition publique aux data centers gagne du terrain aux États-Unis, y compris dans les rangs républicains, malgré les menaces de Donald Trump envers les villes qui refusent ces infrastructures. À l'approche des élections de mi-mandat, de nombreux responsables politiques locaux préfèrent désormais instaurer des moratoires et renforcer les restrictions plutôt que d'accueillir de nouveaux projets. La prolifération des data centers suscite des inquiétudes croissantes au sein des communautés locales, notamment en matière de consommation d'eau, d'énergie et d'impact sur l'environnement. Ce retournement de l'opinion publique illustre une tension grandissante entre les ambitions de l'industrie technologique et les préoccupations des citoyens et élus locaux.

Aux États-Unis, le rejet des data centers marque des points "À la traîne et pauvres". Face à l'opposition croissante de l'opinion publique américaine, Donald Trump prédit le pire pour les villes qui refusent l'implantation de data centers. Celles qui les accueillent, promet-il, bénéficieront au contraire de moins d'impôts et de davantage d'emplois. À l'approche des élections de mi-mandat, cette ligne est pourtant de moins en moins suivie, y compris dans les rangs républicains. Pour de nombreux responsables politiques locaux, l'heure n'est plus à célébrer l'arrivée de nouveaux projets, mais à imposer des moratoires et à renforcer les restrictions. Dans de nombreux États, la prolifération

🎭 Loisirs

Le Fooding
Our House, Paris 1er
Our House est une nouvelle adresse intimiste ouverte par le duo nippo-caféiné Yui Matsuzaki et Yuichiro Sugiyama, déjà connus pour Dreamin Man. Le restaurant jouxte leur roastery et propose seulement dix places autour d'un comptoir en U. Chaque midi, le chef Maki Fujii (ex-Mr. T et Towa) compose un teishoku traditionnel, ce plateau japonais garni de bols et assiettes en porcelaine finement cuisinés. L'endroit est ouvert du mardi au samedi, uniquement le midi.

Our House, Paris 1er Tout ce qui est mini est mimi… non ? Habituée des mouchoirs de poche, la paire nippo-caféinée Yui Matsuzaki et Yuichiro Sugiyama (Dreamin Man) a inauguré une nouvelle maisonnette jouxtant sa roastery – et forcément, la hype a tôt fait d'éventer son potentiel de cachette. À l'intérieur, un comptoir en « U » pour dix paires de baguettes, sur lequel défile chaque midi un tradi teishoku, soit un plateau rempli à ras bord de bols et assiettes en porcelaine dûment cuisinés par le chef Maki Fujii (ex-Mr. T et Towa). · Our House – 35, rue Coquillière, Paris 1er · De 12h à 15h. Fermé dimanche et lundi.

Le Fooding
L'Escale, Paris 4e
L'Escale est un vieux bistrot de l'île Saint-Louis qui a su résister aux rénovations tape-à-l'œil, conservant son comptoir en vrai marbre et son Formica faux bois. Sous la houlette du nouveau propriétaire Dimitri Theuriau, le chef Matthew Robertson (ex-Auberge de Chassignolles, Le Garde Champêtre et Les Pères Populaires) y propose une cuisine humble et limpide à l'heure du déjeuner. L'adresse ouvre tous les jours, du matin jusqu'à tard le soir, avec un service du midi et du soir. C'est une halte douce et sincère au bord de la Seine, loin du bling ambiant de l'île.

L'Escale, Paris 4e Au bord de la Seine, sur une île Saint-Louis où il ne vient pas à l'idée de s'attabler un rade délicieusement ridé a eu le bon goût de laisser les liftings aux adresses bling. Dimitri Theuriau, le nouveau taulier, y tient un flamboyant comptoir en vrai marbre et Formica faux bois, tandis que le chef Matthew Robertson (ex-Auberge de Chassignolles, Le Garde Champêtre et Les Pères Populaires) dispense à l'heure du déj' une cuisine de rêve, humble et limpide, pour une poignée de tables bistrot usées. · L'Escale – 1, rue des Deux-Ponts, Paris 4e · Tous les jours, de 8h (9h le week-end) à 2h ; service de 12h à 14h30 (15h le week-end) et de 19h à 21h30.

Le Fooding
Bittikesu, Paris 4e
Bittikesu est le nouveau restaurant du chef québécois Jules St-Cyr, qui s'est formé dans les grandes maisons de Copenhague (Noma, 108) et Berlin (Ernst). Installé quai de l'Arsenal, il officie derrière un large comptoir en chêne taillé sur mesure, épaulé par deux comparses canadiens, Dylan Mota et James Gordon. Sa cuisine est résolument tournée vers la nature et les saisons, traquant avec panache les moindres évolutions du vivant dans l'assiette. Le restaurant propose des services à 13h le week-end, ainsi que le soir en semaine.

Bittikesu, Paris 4e C'est chez les gros bonnets de Copenhague (Noma, 108) et Berlin (Ernst) qu'il s'était fait le cuir. C'est désormais quai de l'Arsenal, dans un havre de zen nommé comme ses aïeux, que le chef Jules St-Cyr montre de quels plats il se chauffe. Derrière un large comptoir en chêne taillé sur mesure, épaulé par deux compères canadiens (Dylan Mota, James Gordon), le jeune mec du Québec invente une étincelante cuisine sourcée nature peinture, traquant avec panache les moindres respirations de la saison. · Bittikesu – 5, rue Crillon, Paris 4e · Services à 13h (du vendredi au dimanche), 18h30 et 21h. Fermé lundi et mardi.

Le Fooding
Eme, Paris 4e
Eme est le nouveau restaurant du chef uruguayen Nazareno Mayol Curti, passé par les cuisines de Fulgurances, David Toutain et du Mirazur. Il y propose une cuisine incandescente et créative dans un cadre au chic dépouillé imaginé par Mara Ballester, anciennement chez les Bras et Albert Adrià. L'ambiance est soignée : couleurs sourdes aux murs, lumières tamisées à l'extrême, toiles de Ballester et bande-son jazz. Le restaurant est ouvert le midi et le soir, sauf le dimanche et le lundi.

Eme, Paris 4e Passé tel un météore dans les cuisines de Fulgurances, de David Toutain et du Mirazur, l'incandescent chef uruguayen Nazareno Mayol Curti met désormais des étoiles plein les feux à Eme. Dans son orbite, Mara Ballester (autrefois chez les Bras et Albert Adrià) illumine le lieu d'une DA au chic dépouillé (couleur sourde aux murs, lumières tamisées à leur paroxysme), rythmée par quelques-unes de ses toiles et une bande-son jazz. · Eme – 4, impasse Guéménée, Paris 4e · De 12h à 13h30 (sauf mardi et mercredi) et de 19h30 à 21h. Fermé dimanche et lundi.

Le Fooding
Petit Vatel, Paris 6e
Petit Vatel est le restaurant ouvert par Arthur et Marie-Victoire Viot, poissonniers militants du marché Saint-Germain, connus pour conserver et maturer leurs poissons au froid sec plutôt que sur la glace. En face de leur échoppe, ils ont ouvert un restaurant façon laboratoire culinaire, piloté par le chef Masayoshi Haraguchi, passé par Robuchon et Ducasse. La carte met logiquement à l'honneur des poissons de haute lignée, travaillés avec précision et savoir-faire. L'adresse ouvre uniquement le soir, du mardi au samedi.

Petit Vatel, Paris 6e On ne met pas d'eau dans le turbo(t) ! Ce que savent tous les mécanos est enfin arrivé aux ouïes des poissonniers. À commencer par les Viot (Arthur et Marie-Victoire), qui ont compris que le glaçon est un poison pour la chair du poisson : conservé et maturé au froid sec, chacun de leur poiscaille de haute lign(é)e est goûté à son acmé dans leur échoppe du marché Saint-Germain. Et désormais en face, où la paire s'est fendue d'un resto façon labo piloté par la fine lame Masayoshi Haraguchi (ex-Robuchon et Ducasse). · Petit Vatel – 5, rue Lobineau, Paris 6e · De 19h à minuit (service jusqu'à 22h30). Fermé dimanche et lundi.

Le Fooding
Occasion, Paris 10e
Occasion est un restaurant pensé comme une œuvre totale, curatée du sol au plafond par les cheffes Candice Brée et Margaux Baju, avec l'appui de l'architecte Justin Meuleman. L'intérieur mêle banquettes mid-century, chaises Breuer, couverts Strateg et beurriers coquillage vintage dans une esthétique de galerie parisienne du bon goût. La cuisine, assurée par Candice Brée (ex-Pages et Gaya) et Margaux Baju (ex-Pouliche et Le Perchoir), est soignée sans être précieuse. Le restaurant ouvre uniquement le soir, du mercredi au samedi.

Occasion, Paris 10e Et le Goncourt du plus beau presque-gastro est attribué à… Occasion ! À une foulée de designer de l'avenue Parmentier, les cheffes Candice Brée (ex-Pages et Gaya) et Margaux Baju (ex-Pouliche et Le Perchoir), avec l'appui de l'archi Justin Meuleman, ont échafaudé une œuvre totale, curatée du sol au plafond comme une galerie du bon goût parisien. Banquettes mid-century, chaises Breuer, couverts Strateg et beurriers coquillage vintage y font la lèche à une cuisine esthétique, sans être précieuse. · Occasion – 13, rue Jacques-Louvel-Tessier, Paris 10e · De 19h à 22h. Fermé dimanche et lundi.

Le Fooding
L'Arlequin, Paris 10e
L'Arlequin est un nouveau spot prometteur porté par Pierre Wolff (ex-Bambino), Alexandre Viala et Victor Rogier, qui gèrent également le Café de la Musique de la Philharmonie de Paris. L'endroit, habillé comme un mix entre bistrot et boudoir, tourne au rythme des vinyles et d'une ambiance chaleureuse et boisée. En cuisine, Antoine Griton (ex-Yard et Les Œillets) déclame des assiettes terriblement efficaces. Le restaurant est ouvert le soir jusqu'à tard, de jeudi à lundi.

L'Arlequin, Paris 10e À la Commedia dell'manger, L'Arlequin décroche le rôle du jeune spot prometteur, entraîné par une troupe de sacrés farceurs : Pierre Wolff (ex-Bambino), Alexandre Viala et Victor Rogier (qui orchestrent aussi le Café de la Musique de la Philharmonie de Paris). Lesquels carburent au rythme des vinyles tournoyant dans cet écrin boisé, nippé comme un mix entre bistrot et boudoir, pendant que le cuistot Antoine Griton (ex-Yard et Les Œillets) déclame des assiettes terriblement efficaces. · L'Arlequin – 33, rue du Faubourg-Saint-Martin, Paris 10e · De 19h à 2h (1h dimanche et lundi) ; service jusqu'à 23h. Fermé mardi et mercredi.

Le Fooding
Trâmette, Paris 11e
Trâmette est la nouvelle adresse de Priscilla Trâm, ouverte à un numéro de son restaurant franco-asiatique Tram. Le lieu a été ripoliné dans un esprit glam récréatif, avec globes lumineux, mini-carreaux en marelle, bois laqué et miroirs. L'endroit joue la polyvalence : sandwichs à emporter le midi, déjeuner en salle sur banquette en Skaï, ou soirées tamisées au comptoir. La cuisine, profondément influencée par les origines vietnamiennes de Priscilla, est proposée du mardi au dimanche.

Trâmette, Paris 11e Am Trâm gram, pic et pic et coleTrâm… C'est à un numéro de sa table franco-asiakif que Priscilla Trâm a pioché son nouveau local, sitôt ripoliné en cours de récré glam : globes lumineux, marelle de mini-carreaux, bois laqué, miroir en duo… Les règles du jeu ? Au choix, commander un sandwich à emporter en mode deli, déjeuner bien calé·e sur la banquette en Skaï ou se percher au comptoir pour une soirée tamisée, le tout bien perfusé par les origines viet' de la maîtresse de Trâmette. Ça change de la dînette ! · Trâmette – 128, rue Saint-Maur, Paris 11e · De 12h à 14h30 et de 18h30 à 0h30 (cuisine de 19h à 23h). Fermé dimanche.

Le Fooding
Locomal, Paris 11e
Locomal est la nouvelle incarnation de Mokoloco, la cantine à chefs tournants de Moko Hirayama et Omar Koreitem, reconvertie en repaire mexicain à la façade beige. Locomal est l'anagramme de Mokoloco, un clin d'œil malicieux au changement d'identité du lieu. Aux fourneaux de la cuisine ouverte sur la salle en format couloir, Jose Oviedo (passé par El Nopal et Mokonuts, la maison mère du duo) régale les palais de saveurs mexicaines généreuses. L'adresse prolonge ainsi l'esprit de Mokonuts tout en prenant un virage culinaire mexicain affirmé.

Locomal, Paris 11e C'est l'anagramme à l'âme que Moko Hirayama et Omar Koreitem ont troqué Mokoloco pour Locomal, clôturant ainsi leur cantine à chef·fes tournant·es pour un repaire mexicanaille à la façade embeigée. Aux fourneaux de l'éternelle cuisine ouverte sur la salle format couloir ? Jose Oviedo, passé par El Nopal et Mokonuts, la maison mère du tandem, qui avive les palais de trésor