🔍 Décryptage : Le meurtre de Tupac enfin élucidé ? Les faits 💿 Tupac est l'une des figures les plus importantes et influentes de l'histoire du hip-hop. Il a sorti son premier album en 1991 et figure depuis parmi les artistes ayant vendu le plus de disques de tous les temps, comme le rappelle le magazine Rolling Stones. Pour comprendre son meurtre, il faut revenir aux États-Unis des années 1990, largement marqués par la rivalité entre deux gangs : les Crips et les Bloods. Cette rivalité va aussi s'immiscer dans le monde du hip-hop, avec des artistes et des membres de leur entourage associés à ces gangs, ce qui va notamment contribuer à la célèbre opposition entre la West Coast et la East Coast. 🇺🇸 La West Coast est notamment représentée par le label de musique "Death Row Records" et Tupac, tandis que la East Coast est notamment associée à "Bad Boy Records" de P. Diddy et au rappeur Biggie. Le 7 septembre 1996, le soir du meurtre, après avoir assisté à un combat de boxe à Las Vegas, Tupac reconnaît Orlando Anderson, un membre des Crips qu
🔍 Décryptage : Le meurtre de Tupac enfin élucidé ? Les faits 💿 Tupac est l'une des figures les plus importantes et influentes de l'histoire du hip-hop. Il a sorti son premier album en 1991 et figure depuis parmi les artistes ayant vendu le plus de disques de tous les temps, comme le rappelle le magazine Rolling Stones. Pour comprendre son meurtre, il faut revenir aux États-Unis des années 1990, largement marqués par la rivalité entre deux gangs : les Crips et les Bloods. Cette rivalité va aussi s'immiscer dans le monde du hip-hop, avec des artistes et des membres de leur entourage associés à ces gangs, ce qui va notamment contribuer à la célèbre opposition entre la West Coast et la East Coast. 🇺🇸 La West Coast est notamment représentée par le label de musique "Death Row Records" et Tupac, tandis que la East Coast est notamment associée à "Bad Boy Records" de P. Diddy et au rappeur Biggie. Le 7 septembre 1996, le soir du meurtre, après avoir assisté à un combat de boxe à Las Vegas, Tupac reconnaît Orlando Anderson, un membre des Crips qui aurait
Chère lectrice, cher lecteur, J'espère que votre rentrée se passe bien. Je suis au regret de vous annoncer la mise en sommeil jusqu'à nouvel ordre de votre newsletter du commerce international. Après près de trois ans d'existence, 95 numéros publiés et beaucoup de rebondissements, j'ai en effet décidé d'interrompre cette aventure éditoriale à laquelle je peinais de plus en plus à prendre plaisir. Fragilité des petits projets, âpreté du secteur des médias, frilosité généralisée : telles sont les causes principales de cette décision un peu triste. De ces quelques années, je retiens la joie de travailler en équipe, l'enthousiasme de tous ceux qui nous ont soutenus (chercheurs, partenaires, proches…) et la fidélité de nos lecteurs. Je suis fier d'avoir fait vivre ce projet et content d'avoir pu tirer de cette expérience bon nombre d'enseignements qui me seront utiles pour la suite. BLOCS s'arrête donc, en tout cas pour le moment. Je n'exclus pas un relancer la machine un jour, et reste ouvert à toute proposition à même d'offrir de l'information de qualité sur le commerce international à nos fidèles abonnés. Merci pour votre soutien, Bien cordialement, Mathieu Solal, cofondateur et rédacteur en chef de BLOCS
Le 29 aoĂ»t, les Islandais ont rejetĂ© Ă 52,8 % la rĂ©ouverture des nĂ©gociations d'adhĂ©sion Ă l'Union europĂ©enne. La campagne « oui pour voir », qui devait clarifier l'offre europĂ©enne avant un second rĂ©fĂ©rendum, n'a pas rĂ©uni assez de soutiens. Le rĂ©sultat confirme la prĂ©fĂ©rence pour le statu quo, qui offre les bĂ©nĂ©fices concrets du marchĂ© unique tout en prĂ©servant le contrĂ´le national sur les compĂ©tences qui comptent le plus aux yeux des Ă©lecteurs. Les nĂ©gociations Ă©taient en sommeil depuis plus de dix ans. L'Islande avait dĂ©posĂ© sa candidature en juillet 2009, après l'effondrement de son système bancaire. La coalition de centre droit Ă©lue en 2013 a suspendu les nĂ©gociations, puis annoncĂ© en 2015 que le pays n'Ă©tait plus candidat, en exigeant que toute reprise soit d'abord soumise Ă rĂ©fĂ©rendum. La coalition de la Première ministre KristrĂşn FrostadĂłttir, formĂ©e après les Ă©lections de novembre 2024, avait fait de ce vote un engagement de campagne. La campagne a Ă©tĂ© serrĂ©e et s'est jouĂ©e sur le tard. Gallup donnait le oui en tĂŞte Ă 52 % en juin ; un sondage MaskĂna, un mois plus tard, le crĂ©ditait de 43,8 % contre 38,9 % pour le non, avec 17 % d'indĂ©cis. L'avance des pro-europĂ©ens s'est Ă©rodĂ©e au cours des deux dernières semaines. La rĂ©action de FrostadĂłttir a Ă©tĂ© rapide et sans ambiguĂŻtĂ© : son gouvernement renforcera l'engagement du pays au sein de l'Espace Ă©conomique europĂ©en (EEE) et d'autres cadres sectoriels dĂ©diĂ©s, mais ne poursuivra pas l'adhĂ©sion durant le mandat en cours. Politique intĂ©rieure et souverainetĂ© Le rĂ©fĂ©rendum s'est jouĂ© sur un calcul coĂ»ts / bĂ©nĂ©fices. Les pressions intĂ©rieures — inflation, volatilitĂ© de la monnaie islandaise, taux immobiliers Ă©levĂ©s — n'ont pas convaincu les Ă©lecteurs d'abandonner le contrĂ´le national sur certains secteurs fondamentaux. La volatilitĂ© monĂ©taire et la charge des crĂ©dits immobiliers demeureront un sujet important, adhĂ©sion ou non. Ă€ l'inverse, la souverainetĂ© et l'autodĂ©termination semblent avoir Ă©tĂ© dĂ©cisives, en particulier sur l'agriculture et la pĂŞche. Sur ce dernier point, au-delĂ des stocks situĂ©s dans la zone Ă©conomique exclusive islandaise et gĂ©rĂ©s au niveau national, l'Islande nĂ©gocie ses quotas de manière multilatĂ©rale pour les stocks pĂ©lagiques partagĂ©s : maquereau, hareng et merlan bleu. Une adhĂ©sion pleine et entière ferait entrer ces parts dans la politique commune de la pĂŞche et obligerait l'Islande Ă accepter des allocations collectives de quotas. Des responsables europĂ©ens reconnaissent que redistribuer les parts de quotas relève d'une nĂ©gociation Ă somme nulle, Ă laquelle d'autres États membres s'opposeraient. Si l'Islande avait votĂ© oui, l'UE aurait dĂ» examiner la possibilitĂ© de dĂ©rogations ou des mesures transitoires adaptĂ©es Ă ses spĂ©cificitĂ©s. Plus largement, si l'adhĂ©sion donnerait Ă l'Islande une influence directe dans les institutions europĂ©ennes, elle l'obligerait aussi Ă en accepter les limites, notamment sous le rĂ©gime du vote Ă la majoritĂ© qualifiĂ©e au Conseil. Le cadre existant, Espace Ă©conomique europĂ©en compris, offre un autre Ă©quilibre : accès au marchĂ© unique, alignement rĂ©glementaire et contrĂ´le national sur les compĂ©tences intĂ©rieures sensibles. En termes d'intĂ©gration, les dĂ©bordements sectoriels peuvent approfondir la coopĂ©ration, mais ils ne rendent pas l'adhĂ©sion inĂ©vitable lorsque le cĹ“ur de la souverainetĂ© est en jeu. SĂ©curitĂ©, Arctique et gĂ©opolitique La position stratĂ©gique de l'Islande a gagnĂ© en importance avec l'activitĂ© russe et chinoise croissante dans les eaux subarctiques, l'augmentation du trafic naval dans le verrou GIUK — Groenland, Islande et Royaume-Uni — et les menaces hybrides visant les câbles internet et les pipelines sous-marins. Le gouvernement FrostadĂłttir est entrĂ© en fonction avec un mandat de dĂ©cembre 2024 prĂ©voyant un rĂ©fĂ©rendum d'ici 2027. Les prĂ©occupations sĂ©curitaires dans l'Arctique et les dĂ©clarations renouvelĂ©es du prĂ©sident Trump sur le Groenland ont avancĂ© le calendrier.
Septembre est de retour, et à Wall Street, ce n'est pas exactement le mois qu'on accueille avec des confettis. Depuis 1950, le S&P 500 affiche une performance moyenne d'environ -0,68% en septembre, avec seulement 44% de mois terminés dans le vert. C'est même le seul mois de l'année à avoir historiquement baissé plus souvent qu'il n'a progressé. Ce fameux September effect n'a pourtant rien de magique. Après un été généralement plus calme, les grands investisseurs reviennent, rééquilibrent leurs portefeuilles et prennent parfois leurs bénéfices. Septembre concentre aussi de nombreuses statistiques économiques et une réunion de la Réserve fédérale. Bref, tout le monde revient de vacances en même temps et commence immédiatement à appuyer sur tous les boutons. Mais en 2026, le principal risque ne vient probablement pas du calendrier. Il vient surtout des taux d'intérêt. Aujourd'hui, prêter son argent pendant dix ans au gouvernement américain rapporte autour de 4,7% par an, et plus de 5% sur trente ans. Lorsque les obligations rapportaient 1%, acheter des actions technologiques paraissait relativement évident. Mais avec presque 5% disponibles sur de la dette américaine, les entreprises doivent désormais offrir beaucoup plus de croissance pour convaincre les investisseurs de prendre davantage de risques. Et le problème vient aussi de la dette américaine. Elle a dépassé pour la première fois les 40 000 milliards de dollars en août. Pour financer ses déficits, Washington doit donc vendre toujours plus d'obligations. Sur le seul trimestre juillet-septembre, le Trésor prévoit environ 739 milliards de dollars de nouvelles émissions nettes. Or plus il y a d'obligations à vendre, plus il peut être nécessaire d'offrir des rendements attractifs pour trouver suffisamment d'acheteurs. Pendant ce temps, les géants de la technologie ont eux aussi besoin de montagnes d'argent. Microsoft, Amazon, Meta ou Alphabet investissent massivement dans les data centers, les puces et les infrastructures nécessaires à l'intelligence artificielle. Selon UBS, les investissements des grands groupes du cloud pourraient approcher 770 milliards de dollars en 2026. Le gouvernement américain et la Silicon Valley se retrouvent donc, en quelque sorte, à tendre la main au même portefeuille mondial. Cela ne signifie pas forcément qu'un krach arrive. Les bénéfices des entreprises américaines restent solides, notamment dans la technologie. Mais les investisseurs deviennent plus exigeants : combien faut-il dépenser aujourd'hui pour générer un dollar de bénéfice supplémentaire demain ? Septembre apportera justement plusieurs réponses avec l'emploi américain le 4, l'inflation le 11 et surtout la réunion de la Fed les 15 et 16 septembre. Le véritable problème de septembre 2026 n'est donc peut-être pas sa mauvaise réputation historique. C'est qu'entre une dette américaine record, des taux proches de 5% et des centaines de milliards investis dans l'IA, Wall Street attaque la rentrée avec un cartable déjà particulièrement lourd.
Amazon accusé d'avoir gonflé artificiellement le prix de ses publicités Amazon est loin d'en avoir fini avec la Federal Trade Commission. Lundi, le gendarme américain de la concurrence, accompagné de 22 États, a engagé une nouvelle action en justice contre le géant du commerce en ligne. Il l'accuse d'avoir artificiellement gonflé le prix des enchères publicitaires, surfacturant ainsi les annonceurs souhaitant placer leurs produits en tête des résultats de recherche. Le préjudice serait supérieur à 20 milliards de dollars depuis 2019. Des allégations fermement rejetées par l'entreprise, qui assure au contraire avoir permis aux annonceurs d'économiser huit milliards. Produits sponsorisés Quatorze ans après l'apparition des premières annonces sponsorisées, la publicité est devenue une véritable poule aux œufs d'or pour Amazon. Au premier semestre, elle a généré 37 milliards de dollars de recettes, en hausse de 25% sur un an. C'est davantage que YouTube. Selon le cabinet eMarketer, la société pourrait même dépasser Meta, la maison mère de Facebook et d'Instagram, aux États-Unis d'ici à 2030. Si la publicité représente un peu moins de 10% du chiffre d'affaires, elle est devenue stratégique car elle affiche des marges bien plus élevées que son activité historique. Sa force publicitaire repose sur la puissance de son site, leader incontesté du commerce en ligne sur les grands marchés occidentaux. Amazon propose aux marques d'y afficher des bannières et des produits sponsorisés. De plus en plus mises en avant, ces annonces deviennent donc de plus en plus indispensables pour apparaître en bonne position. L'entreprise a été l'une des premières à se lancer sur ce segment, baptisé retail media. Si la concurrence se renforce, elle occupe toujours une position presque hégémonique, captant entre 70% et 80% des recettes aux États-Unis et en Europe. Derrière une partie de cette réussite se cacheraient néanmoins des pratiques trompeuses, assure la FTC. En s'appuyant sur des documents internes, notamment des échanges entre employés, le régulateur affirme que la société manipule le processus d'enchères, lui permettant d'augmenter artificiellement le prix de vente de ses emplacements publicitaires. "Mécontent des revenus générés par ses enchères, Amazon en a discrètement modifié le fonctionnement", explique la plainte déposée devant un tribunal de Seattle, où se trouve le siège du géant du commerce en ligne. De fausses enchères ? Depuis le lancement de son activité publicitaire, le groupe utilise un système d'enchères dites "de second prix". En théorie, celui-ci permet à un annonceur de payer le montant minimal nécessaire pour remporter la mise – soit un centime de plus par clic que le deuxième meilleur offrant –, plutôt que le montant maximal de son enchère. Concrètement, si une marque propose jusqu'à 1,50 dollar par clic, mais que le deuxième enchérisseur ne propose que 1,20 dollar, elle ne paiera que 1,21 dollar. Un système avantageux pour les annonceurs, mais qui représente un manque à gagner pour Amazon. Pour y remédier, la société aurait injecté de fausses offres dans le processus, faisant mécaniquement grimper le montant de l'enchère gagnante. Mises en place à partir de 2019, ces pratiques auraient pris de l'ampleur progressivement, afin de ne pas éveiller les soupçons. En 2021, entre 30% et 40% des annonceurs finissaient par payer le montant maximal de leur enchère. Cette proportion serait passée à 80% en 2024. Le procédé aurait permis d'obtenir des prix "supérieurs à ceux qui pourraient être obtenus grâce à la concurrence entre les annonceurs", selon un employé cité par la FTC. Dans un long communiqué, Amazon dénonce une plainte "infondée", qui reposerait uniquement sur "un nombre limité de cas où [elle] a fourni des explications simplifiées sur le fonctionnement de [ses] enchères". L'entreprise souligne que le coût moyen par clic est resté stable depuis 2019, une fois ajusté de l'inflation. Elle affirme également qu'aucun annonceur n'a payé davantage que le montant qu'il était prêt à débourser. Elle rejette ainsi l'idée que son système d'enchères aurait entraîné une hausse des prix pratiqués sur sa plateforme. Un point primordial: la loi américaine impose de démontrer l'existence d'un préjudice pour les consommateurs. Les deux autres plaintes de la FTC contre Amazon La plainte déposée lundi est la troisième action en justice engagée par la FTC contre Amazon depuis 2023. La première s'est soldée par un accord à l'amiable de 2,5 milliards de dollars. Amazon était accusé d'avoir "trompé" des millions de consommateurs en les incitant à s'inscrire à son service Prime "à leur insu", tout en ayant mis en place un parcours complexe pour annuler cet abonnement payant. La deuxième procédure est toujours en cours, avec un procès prévu en février 2027. Elle porte sur des accusations de "monopole illégal" dans le commerce en ligne. La FTC reproche notamment à Amazon d'interdire implicitement aux vendeurs de sa marketplace de proposer des prix plus bas sur leur propre site ou sur d'autres plateformes. Une pratique qui empêcherait l'émergence de véritables concurrents capables de court-circuiter Amazon sur les prix.
Aux États-Unis, le rejet des data centers marque des points "À la traîne et pauvres". Face à l'opposition croissante de l'opinion publique américaine, Donald Trump prédit le pire pour les villes qui refusent l'implantation de data centers. Celles qui les accueillent, promet-il, bénéficieront au contraire de moins d'impôts et de davantage d'emplois. À l'approche des élections de mi-mandat, cette ligne est pourtant de moins en moins suivie, y compris dans les rangs républicains. Pour de nombreux responsables politiques locaux, l'heure n'est plus à célébrer l'arrivée de nouveaux projets, mais à imposer des moratoires et à renforcer les restrictions. Dans de nombreux États, la prolifération
Our House, Paris 1er Tout ce qui est mini est mimi… non ? Habituée des mouchoirs de poche, la paire nippo-caféinée Yui Matsuzaki et Yuichiro Sugiyama (Dreamin Man) a inauguré une nouvelle maisonnette jouxtant sa roastery – et forcément, la hype a tôt fait d'éventer son potentiel de cachette. À l'intérieur, un comptoir en « U » pour dix paires de baguettes, sur lequel défile chaque midi un tradi teishoku, soit un plateau rempli à ras bord de bols et assiettes en porcelaine dûment cuisinés par le chef Maki Fujii (ex-Mr. T et Towa). · Our House – 35, rue Coquillière, Paris 1er · De 12h à 15h. Fermé dimanche et lundi.
L'Escale, Paris 4e Au bord de la Seine, sur une île Saint-Louis où il ne vient pas à l'idée de s'attabler un rade délicieusement ridé a eu le bon goût de laisser les liftings aux adresses bling. Dimitri Theuriau, le nouveau taulier, y tient un flamboyant comptoir en vrai marbre et Formica faux bois, tandis que le chef Matthew Robertson (ex-Auberge de Chassignolles, Le Garde Champêtre et Les Pères Populaires) dispense à l'heure du déj' une cuisine de rêve, humble et limpide, pour une poignée de tables bistrot usées. · L'Escale – 1, rue des Deux-Ponts, Paris 4e · Tous les jours, de 8h (9h le week-end) à 2h ; service de 12h à 14h30 (15h le week-end) et de 19h à 21h30.
Bittikesu, Paris 4e C'est chez les gros bonnets de Copenhague (Noma, 108) et Berlin (Ernst) qu'il s'était fait le cuir. C'est désormais quai de l'Arsenal, dans un havre de zen nommé comme ses aïeux, que le chef Jules St-Cyr montre de quels plats il se chauffe. Derrière un large comptoir en chêne taillé sur mesure, épaulé par deux compères canadiens (Dylan Mota, James Gordon), le jeune mec du Québec invente une étincelante cuisine sourcée nature peinture, traquant avec panache les moindres respirations de la saison. · Bittikesu – 5, rue Crillon, Paris 4e · Services à 13h (du vendredi au dimanche), 18h30 et 21h. Fermé lundi et mardi.
Eme, Paris 4e Passé tel un météore dans les cuisines de Fulgurances, de David Toutain et du Mirazur, l'incandescent chef uruguayen Nazareno Mayol Curti met désormais des étoiles plein les feux à Eme. Dans son orbite, Mara Ballester (autrefois chez les Bras et Albert Adrià ) illumine le lieu d'une DA au chic dépouillé (couleur sourde aux murs, lumières tamisées à leur paroxysme), rythmée par quelques-unes de ses toiles et une bande-son jazz. · Eme – 4, impasse Guéménée, Paris 4e · De 12h à 13h30 (sauf mardi et mercredi) et de 19h30 à 21h. Fermé dimanche et lundi.
Petit Vatel, Paris 6e On ne met pas d'eau dans le turbo(t) ! Ce que savent tous les mécanos est enfin arrivé aux ouïes des poissonniers. À commencer par les Viot (Arthur et Marie-Victoire), qui ont compris que le glaçon est un poison pour la chair du poisson : conservé et maturé au froid sec, chacun de leur poiscaille de haute lign(é)e est goûté à son acmé dans leur échoppe du marché Saint-Germain. Et désormais en face, où la paire s'est fendue d'un resto façon labo piloté par la fine lame Masayoshi Haraguchi (ex-Robuchon et Ducasse). · Petit Vatel – 5, rue Lobineau, Paris 6e · De 19h à minuit (service jusqu'à 22h30). Fermé dimanche et lundi.
Occasion, Paris 10e Et le Goncourt du plus beau presque-gastro est attribué à … Occasion ! À une foulée de designer de l'avenue Parmentier, les cheffes Candice Brée (ex-Pages et Gaya) et Margaux Baju (ex-Pouliche et Le Perchoir), avec l'appui de l'archi Justin Meuleman, ont échafaudé une œuvre totale, curatée du sol au plafond comme une galerie du bon goût parisien. Banquettes mid-century, chaises Breuer, couverts Strateg et beurriers coquillage vintage y font la lèche à une cuisine esthétique, sans être précieuse. · Occasion – 13, rue Jacques-Louvel-Tessier, Paris 10e · De 19h à 22h. Fermé dimanche et lundi.
L'Arlequin, Paris 10e À la Commedia dell'manger, L'Arlequin décroche le rôle du jeune spot prometteur, entraîné par une troupe de sacrés farceurs : Pierre Wolff (ex-Bambino), Alexandre Viala et Victor Rogier (qui orchestrent aussi le Café de la Musique de la Philharmonie de Paris). Lesquels carburent au rythme des vinyles tournoyant dans cet écrin boisé, nippé comme un mix entre bistrot et boudoir, pendant que le cuistot Antoine Griton (ex-Yard et Les Œillets) déclame des assiettes terriblement efficaces. · L'Arlequin – 33, rue du Faubourg-Saint-Martin, Paris 10e · De 19h à 2h (1h dimanche et lundi) ; service jusqu'à 23h. Fermé mardi et mercredi.
Trâmette, Paris 11e Am Trâm gram, pic et pic et coleTrâm… C'est à un numéro de sa table franco-asiakif que Priscilla Trâm a pioché son nouveau local, sitôt ripoliné en cours de récré glam : globes lumineux, marelle de mini-carreaux, bois laqué, miroir en duo… Les règles du jeu ? Au choix, commander un sandwich à emporter en mode deli, déjeuner bien calé·e sur la banquette en Skaï ou se percher au comptoir pour une soirée tamisée, le tout bien perfusé par les origines viet' de la maîtresse de Trâmette. Ça change de la dînette ! · Trâmette – 128, rue Saint-Maur, Paris 11e · De 12h à 14h30 et de 18h30 à 0h30 (cuisine de 19h à 23h). Fermé dimanche.
Locomal, Paris 11e C'est l'anagramme à l'âme que Moko Hirayama et Omar Koreitem ont troqué Mokoloco pour Locomal, clôturant ainsi leur cantine à chef·fes tournant·es pour un repaire mexicanaille à la façade embeigée. Aux fourneaux de l'éternelle cuisine ouverte sur la salle format couloir ? Jose Oviedo, passé par El Nopal et Mokonuts, la maison mère du tandem, qui avive les palais de trésor