El Niño est un phénomène météorologique naturel qui se traduit par le réchauffement d'une partie de l'océan Pacifique et qui revient tous les 2 à 7 ans. Pendant cette période, il modifie les vents et les courants marins, ce qui peut avoir des conséquences importantes dans de nombreuses régions du monde. Près du Pacifique, El Niño peut provoquer des pluies torrentielles dans des régions normalement très sèches, comme le sud des États-Unis. À l'inverse, il peut entraîner des sécheresses dans des zones habituellement très pluvieuses, notamment en Asie du Sud-Est. Il peut également favoriser certains incendies ou cyclones selon les régions. Cette année, le phénomène pourrait être particulièrement puissant. L'ONU affirme qu'il existe désormais une "probabilité exceptionnellement élevée (près de 100 %)" qu'El Niño se maintienne jusqu'en février 2027. Il devrait même encore se renforcer dans les p
Nvidia ne veut plus seulement vendre les pelles pendant la ruée vers l'or de l'intelligence artificielle. Le géant américain commence aussi à acheter une partie des mines. Le groupe dirigé par Jensen Huang va racheter Hugging Face pour environ 13 milliards de dollars, soit la plus grosse acquisition de son histoire. Le prix est d'autant plus impressionnant que Hugging Face ne générerait actuellement qu'environ 150 millions de dollars de revenus annualisés. Nvidia paie donc l'équivalent de plus de 85 fois son chiffre d'affaires. À titre de comparaison, la start-up était encore valorisée 4,5 milliards de dollars en 2023. Et derrière ce nom un peu étrange se cache l'une des plateformes les plus importantes de l'IA mondiale. Fondée en 2016 à New York par trois Français, Clément Delangue, Julien Chaumond et Thomas Wolf, Hugging Face est souvent décrite comme le « GitHub de l'intelligence artificielle ». Concrètement, chercheurs, entreprises et développeurs peuvent y publier, télécharger et tester des modèles d'IA, des jeux de données ou des applications. La plateforme héberge aujourd'hui environ 3 millions de modèles d'intelligence artificielle, 500 000 jeux de données et près d'un million d'applications. Plus de 18 millions de développeurs et 200 000 entreprises l'utilisent. Sa grande spécialité : l'IA dite « ouverte ». Contrairement à certains modèles fermés proposés par OpenAI ou Anthropic, les modèles ouverts peuvent être téléchargés, adaptés et exécutés directement par les développeurs sur leurs propres infrastructures. Et cela intéresse énormément Nvidia. Car plus les développeurs utilisent de modèles d'IA, plus ils ont besoin de puissance de calcul. Et devinez qui vend justement une grande partie des puces permettant de fournir cette puissance ? Nvidia. Le groupe, aujourd'hui valorisé autour de 5 400 milliards de dollars, utilise donc ses montagnes de trésorerie pour renforcer tout l'écosystème autour de ses processeurs. Il faut dire que Nvidia peut se le permettre : le groupe a généré près de 216 milliards de dollars de chiffre d'affaires sur son dernier exercice, dont près de 194 milliards grâce aux data centers. Il investit déjà dans des start-up, des fournisseurs de cloud ou des développeurs de modèles ouverts. En rachetant Hugging Face, Nvidia récupère désormais l'une des principales portes d'entrée utilisées par les développeurs d'IA. Le contraste est d'autant plus spectaculaire qu'Hugging Face avait refusé fin 2025 un investissement de 500 millions de dollars de Nvidia, sur la base d'une valorisation d'environ 7 milliards, afin de préserver son indépendance. Quelques mois plus tard, le prix de vente atteint presque le double. Refuser 500 millions pour finalement vendre 13 milliards : certaines négociations méritent visiblement d'être laissées mijoter. Nvidia promet néanmoins que Hugging Face restera une plateforme ouverte et neutre, permettant notamment d'utiliser les puces de ses concurrents. L'opération devra encore passer devant les autorités de la concurrence et devrait être finalisée en 2027. Au fond, Nvidia ne veut plus simplement être le fabricant des puces qui font fonctionner l'IA. Il veut aussi être présent là où les modèles sont créés, partagés et distribués. Après avoir fourni les moteurs de la révolution IA, Nvidia commence donc tranquillement à acheter les routes qui vont avec. Petite anecdote : le prix exact du rachat n'est pas 13 milliards mais 12 930 300 000 $. Et ça n'a peut-être rien d'un hasard… Le nombre 129303 correspond au code Unicode de l'emoji 🤗… Hugging Face.
À première vue, l'introduction en Bourse de Pasqal constitue un succès retentissant. La semaine dernière, le spécialiste de l'informatique quantique a connu des débuts en fanfare sur le Nasdaq, terminant sa première journée de cotation sur un bond de 92% – le titre a depuis effacé l'intégralité de ses gains, retombant au niveau de son cours de initial. Une telle opération est extrêmement rare pour une start-up française. Elle doit lui permet de bénéficier d'une "assise financière solide" afin "d'accélérer" ses efforts de recherche et développement, ainsi que son déploiement commercial. Derrière ce tableau flatteur se dessine pourtant une réalité nettement moins reluisante. Non seulement Pasqal n'a pas atteint les objectifs fixés en début d'année, levant moins de 30 millions de dollars en émission d'actions, mais elle a également opté pour une structure de financement particulièrement risquée, reposant sur 250 millions de dollars d'obligations convertibles en actions, susceptibles de se transformer en véritable boulet financier. Celles-ci entraîneront en effet des intérêts considérables, représentant le double du chiffre d'affaires réalisé l'an dernier. Et elles pourraient, à terme, devoir être remboursées intégralement. Une dizaine d'ordinateurs déjà déployés Fondée en 2019, Pasqal est l'un des acteurs majeurs de l'informatique quantique en France. L'entreprise développe des ordinateurs conçus pour dépasser les capacités de l'informatique traditionnelle. Ces nouvelles machines reposent sur des qubits. Contrairement aux bits classiques, qui fonctionnent de manière binaire, ceux-ci peuvent combiner les valeurs 0 et 1. En associant plusieurs qubits, elles pourraient ainsi permettre de résoudre des problèmes complexes beaucoup plus rapidement qu'aujourd'hui, voire de s'attaquer à des calculs qui restent aujourd'hui hors de portée. Pasqal a cependant fait un choix technologique différent de celui de la plupart de ses concurrents. La société mise sur les ordinateurs quantiques à atomes neutres, plutôt que sur les circuits supraconducteurs. Cette approche présente un avantage majeur: elle permet de connecter plus facilement un grand nombre de qubits entre eux, facilitant ainsi la conception de machines à plus grande échelle. Autre atout, elle ne nécessite pas de systèmes cryogéniques pour maintenir les qubits à des températures proches du zéro absolu. Revers de la médaille: les opérations sur ces systèmes sont généralement bien plus lentes. Avant son entrée en Bourse, Pasqal avait levé 125 millions d'euros, notamment auprès de Bpifrance et du fonds singapourien Temasek. La start-up a longtemps capitalisé sur la présence, parmi ses fondateurs, d'Alain Aspect, prix Nobel de physique 2022. Elle peut désormais aussi mettre en avant ses avancées commerciales, avec une dizaine d'ordinateurs quantiques déjà déployés. Parmi eux, une machine de 200 qubits installée chez le géant pétrolier saoudien Aramco, que Pasqal présente comme "une première mondiale dans l'industrie". Son chiffre d'affaires reste toutefois modeste: 16,5 millions d'euros en 2025, auxquels s'ajoutent 7,2 millions de subventions publiques. Les investisseurs fuient Pour rejoindre le Nasdaq, la société n'a pas eu recours à une opération classique. Elle est passée par l'intermédiaire d'une SPAC (société d'acquisition à vocation spécifique), une coquille vide qui s'introduit en Bourse sur la simple promesse de trouver une entreprise non cotée avec laquelle fusionner. Ce mécanisme permet d'accéder aux marchés plus facilement et plus rapidement. L'opération avait été annoncée en mars. Pasqal ambitionnait alors de lever près de 500 millions de dollars, qui seraient venus s'ajouter à ses 158 millions de dollars de trésorerie. Elle en aura finalement récolté quasiment deux fois moins. Cette différence s'explique par une particularité des SPAC: au moment de la fusion, leurs actionnaires peuvent choisir de récupérer leur mise plutôt que de recevoir des titres de l'entreprise choisie. Dans le cas de Pasqal, un peu plus de 90% d'entre eux ont opté pour la première solution, estimant que les fondamentaux financiers de la start-up française ne justifiaient pas un prix de 10 dollars par action. Sur les 289 millions de dollars initialement promis, seuls 28 millions, auxquels il faut retrancher des frais pouvant atteindre 12 millions, sont finalement arrivés dans les caisses de Pasqal. Conséquence: au lieu de détenir 11% de l'entreprise, les actionnaires de la SPAC n'en possèdent qu'un peu plus de 1%. Cela se traduit par un capital flottant – c'est-à -dire le nombre d'actions sur les marchés – extrêmement faible, qui invite à relativiser l'envolée de la première journée de cotation. Cette faible liquidité devrait aussi accentuer la volatilité: en seulement une semaine, l'action est passée de 10 à 20 dollars, avant de retomber à 10 dollars. Ces variations seront d'autant plus marquées que la valorisation de Pasqal repose encore sur des promesses de croissance, rendant son action plus sensible au sentiment des marchés. Des obligations convertibles qui coûtent très cher Autre élément négatif: l'investissement privé qui accompagne la SPAC. Généralement, celui-ci passe par une augmentation de capital, auprès des actionnaires existants ou de nouveaux investisseurs. Mais pour financer cette opération, Pasqal a dû recourir à des obligations convertibles, tout en accordant des conditions particulièrement avantageuses à leurs détenteurs. Concrètement, il s'agit d'une dette qui peut être transformée en actions si certaines conditions sont réunies et si les créanciers le souhaitent. À défaut de conversion, tout ou partie de leur mise devra leur être remboursée dans cinq ans. Dans l'intervalle, ces obligations sont assorties d'un taux d'intérêt de 10%, particulièrement élevé et révélateur des risques qui entourent encore la réussite financière de Pasqal. En tenant compte de la prime d'émission de 20%, également très favorable aux créanciers, le coût annuel atteint 31,25 millions de dollars. Sur cinq ans, la facture s'élève ainsi à environ 156,5 millions, soit plus de 60% du montant initial des obligations. De quoi alourdir des comptes déjà dans le rouge, avec une perte opérationnelle de 50 millions d'euros l'an dernier. Le principal danger est toutefois ailleurs: Pasqal pourrait être contrainte de rembourser ces obligations en 2031. Les titres sont assortis d'un prix de conversion initial de 12 dollars, qui pourra être abaissé dans six mois jusqu'à 7,80 dollars. Si le cours de l'action reste inférieur à ces niveaux au cours des cinq prochaines années, la s
Il y a quelques jours, je vous annonçais une nouvelle étape pour Cafétech: à partir du 15 septembre, l'édition quotidienne devient payante. Vous êtes déjà nombreux à avoir choisi de me soutenir. Merci beaucoup pour votre confiance. Pour ceux qui hésitent encore, les préinscriptions restent ouvertes jusqu'au 15 septembre. L'occasion de bénéficier du tarif préférentiel de 59 euros par an, ou 6,99 euros par mois, garanti tant que vous restez abonné. Aucun prélèvement ne sera effectué avant le 15 septembre. Ce qui vous attend La newsletter quotidienne, du lundi au jeudi à 7h30, avec toujours la même ambition : décrypter l'actualité tech et vous aider à comprendre ce qui se joue derrière les annonces. L'édition French Tech, chaque vendredi matin, consacrée aux startups, entrepreneurs, investisseurs et tendances de l'écosystème français. Une nouvelle émission vidéo, chaque semaine, pour revenir de manière plus informelle sur les principales actualités et répondre à vos questions. L'objectif de ce nouveau modèle est simple: pérenniser le projet et me permettre d'y consacrer davantage de temps pour publier plus régulièrement et développer de nouveaux formats.
Vœu de rentrée, des retrouvailles et un pain salé ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌ ‌
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Vœu de rentrée, des retrouvailles et un pain salé
Cette news de rentrée est écrite dans les brumes d’un rhume carabiné, la tête dans un étau, et la gorge en feu. Welcome back à vous aussi…
Alors que mon téléphone débordait d’huile d’olive et de poissons grillés sur tables bleues, moi j’étais… dans les Alpes suisses. Deux bonnes semaines de verdure, de lacs, de degrés acceptables et de tranquillité. Deux semaines de politesse, de propreté et de nature. Deux semaines de démocratie semi-directe, d’autonomie cantonale et de régionalisme consensuel. La Suisse, ce petit pays aux quatre langues officielles, à la diversité étonnante et au chauvinisme assumé. Un pays où l’on cultive la discrétion et l’esprit montagnard. Une déconnexion nécessaire pour faire face à une rentrée qui s’annonce… “passionnément anti…”
Raphaël, Édouard, Marine, Olivier, Jean-Luc, Bruno, Ségolène, Gabriel, Xavier, Jérôme, Eric : ils sont déjà près de vingt à briguer ale poste de délégué.e de classe. Prêts au combat, ils se toisent et affutent leurs arguments. Ça commence déjà à aboyer. Les petites phrases qui feront la campagne sont lancées. On parle d’interdiction du voile, de millionnaires nuisibles, d’abandon de la dette. On promet réformes et renouveau. La France est un grand pays, le potentiel est là , il suffirait de savoir le cueillir. Quarante ans d’aveuglement et de gouvernance timorée, mais tout devrait enfin changer : plus de pouvoir d’achat, moins de violence, plus de services publics, moins de dépenses….
Sur les bancs de la classe, on hoche la tête, dubitatifs et résignés. C’est pourtant bien là ou tout se joue : à l’école, où l’on apprend à composer entre conscience personnelle et intérêt collectif. Les futurs délégués feraient mieux de s’en souvenir.
Pour avoir quelques infos sur mon voyage helvétique.
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Le bistrot qui porte bien son nom
Ca s’appelle Retrouvailles, c’est rue Cardinet, juste en face de Rooster du chef Frédéric Duca qui régale le quartier depuis déjà pas mal d’années. Retrouvailles porte bien son nom : un joli bistrot, sans esbroufe, où il fait bon se retrouver, papoter et bien manger. Une carte lisible, aux accents bistrotiers, qui met en avant les produits de saison. Le nom de la réservation est sympathiquement inscrit sur une bouteille vide, le vitello tonnato est parfait, le crudo de thon aux fraises, délicieusement rafraîchissant. Les assiettes sont soignées et généreuses, avec quelques bonnes idées : une sucrine braisée en accompagnement, un poulpe tendre et bien rôti, un tarama particulièrement savoureux. Et une belle cuillère de mousse au chocolat — lait et noir, pointe de sel, of course — pour finir. Depuis nos retrouvailles fin juillet, la carte a déjà évolué : rouget barbet aïoli, filet aux poivres (avec un S), crudo de daurade Ikejime maturée — suffisamment rare pour le préciser. Les abricots ont laissé la place aux figues de Solliès. C’est bon, bien fait, charmant, et créatif juste ce qu’il faut. Un parfait endroit où revenir régulièrement.
Retrouvailles 132 rue Cardinet 75017 Paris Fermé dimanche - Carte 55-60€
Pain salé
Le salted bread, c’est la nouvelle trend nippo-corréenne : un petit pain brioché salé, enroulé et cuit autour d’une généreuse barrette de beurre qui lui confère du moelleux, du croustillant et un bon goût beurré. Derrière le déjà culte Salted Boy, il y a Maxime Gaffory et Stéphane Ung, déjà connus du milieu food parisien, et surtout Anthony Nguyen - Antho pour les intimes - qui n’est rien de moins qu’un des meilleurs touriers de Paris. Alors, me direz-vous, qu’est-ce qu’un tourier ? C’est le spécialiste des pâtes : celles des viennoiseries, des tartes, des gâteaux et des préparations salées. Et surtout de la pâte feuilletée, la rolls du tourage. Antho est parti en Corée pour tester une flopée de salted bread avant de trouver LA recette. Il utilise du levain et un chouia de levure, un beurre de qualité, pour obtenir une croute fine, presque frite, un intérieur moelleux et filant, et un goût salé présent sans être agressif. A tremper dans une crème au pandan - autre trend de l’été, le pandan est une plante tropicale aux notes subtiles de vanille, d’amande et de coco -, dans du cream cheese ou à choisir au chocolat pour un shoot de gourmandise. Attention ! Addiction assurée et doigts glissants.
Salted Boy 4 rue Réaumur 75003 Paris Du mardi au dimanche 09h-18h - pain à 3,50€ (10€ les trois)
Tout plein d’expos arrivent Les musées se préparent - et moi aussi. On citera dans le désordre Warhol, Irving Penn, Wolfgang Tillmans, Prune Nourry, Cézanne, Kerry James Marshall, Man Ray, Louise Lawler…
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Vous avez passé de bonnes vacances ? Moi pas. Je suis revenue plus fatiguée, plus grincheuse et plus angoissée que je ne suis partie. J'écris donc cet article énervée. Comme d'hab, vous me direz. Mais énervée contre moi-même. Ça change. J'ai passé des vacances d'un niveau de pétax qui tient de la performance. C'est con, parce que j'avais une (1) semaine de vacances, celle du 17 août, et que sur cette semaine reposait l'intégralité de mes besoins et espoirs, dont un besoin vital de me reposer parce que j'étais sur les rotules à avoir bossé tout l'été en regardant les stories des gens sur la plage, et un espoir fou de m'aérer la tête après avoir taffé comme une malade depuis le début de l'année. Vous me direz, une (1) semaine pour tout ça, c'était déjà mal barré. Vous ajouterez : pour quelqu'un qui gueule en permanence sur l'importance du temps libre, t'es vraiment un cordonnier en Crocs. Et vous aurez raison. J'ai mis tous mes œufs dans un (1) unique panier, le panier était percé, je ne peux m'en prendre qu'à moi-même (et au squatteur fou très furieux qui a menacé de mettre le feu à mon immeuble puis est resté traîner en face dudit immeuble pendant que la police ne faisait rien, occasionnant une annulation de tous mes plans et un retour précipité). Et si je vous raconte tout ça, c'est ÉVIDEMMENT pour la joie de chouiner, mais c'est aussi parce que je crois que mon expérience de lose 1/ raconte quelque chose 2/ peut servir à quelque chose. Ce qu'elle raconte, c'est qu'on subit, chacun et chacune, une injonction à réussir nos vacances. Cette injonction est sociale (vivre des expériences assez cool pour avoir des bonnes stories à poster et des trucs à raconter), mais aussi physique (se reposer assez pour rattraper des mois de fatigue en quelques jours) et mentale (déconnecter assez pour se remettre d'aplomb). Et je vais évidemment dérouler ça en longueur : je pense que cette injonction est injuste. Mais résultat, je me dis aussi qu'en ayant foirax mes vacances à un niveau absurde, ET EN LE DISANT, au risque de passer pour une grosse loseuse dans le grand concours de b*tes de la rentrée, je peux offrir mon corps à la science. En fait, je m'offre moins à la science qu'au martyre : Sainte Séverine des Congés Pétés, perdante magnifique, figure cathartique. J'ai pour stigmates mes traits tirés, mes muscles crispés, mon teint à peine hâlé. Riez pour moi pauvres pécheurs, et surtout, sentez-vous moins seul·es en me regardant dire tout haut les foirages qu'on vit tout bas. Parce que si ça se trouve, si vous avez eu des vacances, ce qui est déjà une chance, elles ont aussi été nazes. Peut-être spectaculairement. Peut-être à moitié. Peut-être que c'était juste bif-bof. Et il y a peu de chances que vous mouriez d'envie de le crier à la ronde. Ben vous inquiétez pas, je vais faire ça pour nous deux. Parce qu'un ratage estival, c'est aussi une expérience philosophique. Revenir 5 jours plus tôt d